En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

L'UE veut "couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial", affirme Bruno Le Maire

La rédaction de TF1Info avec AFP
Publié le 25 février 2022 à 11h13
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Ce vendredi 25 février, le ministre de l'Économie française réassure la volonté européenne d'isoler la Russie sur le plan financier.
Mais pas d'inquiétude à avoir, côté français. L'économie de l'Hexagone est "peu exposée" à la Russie, avertit le ministre.

L'Union européenne compte resserrer la vis. Alors que l'armée russe atteint les proches banlieues de Kiev où des explosions se font entendre depuis ce vendredi, les Vingt-Sept envisagent "de couper tous les liens entre la Russie et le système financier mondial", a affirmé, dans la matinée, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

"Nous voulons isoler financièrement la Russie (...) Nous voulons assécher les financements" de l'économie russe, a-t-il déclaré devant la presse peu avant le début d'une réunion des ministres des Finances à Paris. "Notre objectif est de faire plier l'économie russe, cela prendra le temps nécessaire", a-t-il encore assuré.

L'économie française est "peu exposée"

La veille, l'Union européenne, via la voix de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a annoncé une nouvelle salve de sanctions contre le pouvoir russe. Dans le détail, les Européens vont, pêle-mêle, élargir leur liste des personnes privées d'accès à leur territoire, geler les avoirs de ces dernières et appliquer de nouvelles mesures économiques contre la Biélorussie, accusé d'avoir facilité l'invasion de l'Ukraine. Elle va également réduire sa porte d'entrée à des "technologies cruciales", en la privant de composants électroniques et de logiciels, de façon à "pénaliser gravement" son économie.

Ces sanctions toucheront "les transports, le secteur aéronautique, les semi-conducteurs, toutes les technologies sensibles de l'économie russe", a précisé Bruno Le Maire. Concernant les sanctions visant des personnalités russes, la Direction générale des Finances publiques va se charger d'identifier les avoirs en France des personnes visées, a-t-il expliqué.

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Aucune action n'a toutefois été décidée sur le système de messagerie interbancaire Swift, réclamée par Kiev, mais que certains États préfèrent réserver pour un train de sanctions ultérieur. "C'est la toute dernière option", a confirmé le ministre.

La France n'a cependant pas à s'inquiéter pour son économie. Elle est "peu exposée. La Russie est un partenaire économique secondaire de la France", selon lui. "J'ai conscience que ces sanctions peuvent avoir un impact sur quelques entreprises françaises", a-t-il ajouté, assurant néanmoins que "les ménages français n'ont pas d'inquiétude à avoir" face à la hausse des prix de l'énergie.


La rédaction de TF1Info avec AFP

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