Invasion russe en Ukraine : Poutine refuse de céder

Guerre en Ukraine : "La famine va commencer et ils se rendront compte qu'il est impossible de ne pas être amis avec nous"

LC.
Publié le 21 juin 2022 à 14h04
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Source : JT 20h WE

Depuis la guerre en Ukraine, la Russie bloque les ports ukrainiens et avec, les exportations de céréales, faisant craindre une famine dans le monde.
Au Forum économique de Saint-Pétersbourg, la journaliste russe Margarita Simonyan a assuré que les conséquences de ces blocages allaient obliger la communauté internationale à lever les sanctions visant Moscou.

C'est l'autre versant du conflit. Depuis l'invasion en Ukraine, la Russie a empêché l'expédition de plus de vingt millions de tonnes de blé en Ukraine, en bloquant les ports de la mer Noire. Et selon les récoltes, ces quantités pourraient tripler "d'ici à l'automne", a averti le président Volodymyr Zelensky. L'Union européenne, comme l'ONU, craint le risque d'une famine mondiale, d'autant plus que les exportations céréalières sont quasiment à l'arrêt en Russie.

La famine pour débloquer la situation

Pour la rédactrice en chef de RT contrôlée par Moscou, Margarita Simonyan, cet effet secondaire de la guerre ne serait pas un accident. Lors du forum économique de Saint-Pétersbourg, le 18 juin, la propagandiste aurait déclaré avoir entendu plusieurs personnes à Moscou espérer l'action d'une famine pour débloquer la situation russe, rapporte Forbes. Et de poursuivre : "La famine va commencer maintenant et ils lèveront les sanctions et seront amis avec nous, car ils se rendront compte qu'il est impossible de ne pas être amis avec nous", analyse-t-elle, dans une vidéo reprise sur Twitter.

"Il s'agit d'une tentative délibérée d'utiliser l'alimentation comme une arme de guerre", a condamné, lundi, le chef de la diplomatie Josep Borell. "C'est un véritable crime de guerre. Je ne peux pas imaginer que cela durera encore longtemps : sinon, ce serait vraiment quelque chose dont la Russie serait tenue responsable." Moscou "doit cesser de jouer avec la faim dans le monde", a, pour sa part, averti la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna.

Contre ces accusations, le Kremlin se défend et pointe la responsabilité des régimes occidentaux. Ces derniers "agissent comme des provocateurs et des destructeurs" en prenant des "restrictions illégales" bloquant l'exportation des céréales, a assumé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lundi, sur Telegram.

Par ailleurs, la Russie est également soupçonnée de piller du blé pour le fournir à d'autres contrés. Selon le parlement ukrainien, à la mi-mai, "environ 500.000 tonnes de céréales d'une valeur de 100 millions de dollars" ont été volées par les forces russes dans le pays de Volodymyr Zelensky. Les Nations unies tablent plutôt sur 700.000 tonnes.


LC.

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