Ukraine : plus de sept mois de guerre

Ukraine : "La Russie ne peut ni ne doit gagner", appelle Emmanuel Macron

Léa COUPAU
Publié le 28 juin 2022 à 15h12
JT Perso

Source : TF1 Info

Ce mardi 28 juin, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse à l'issue du G7 en Bavière.
Le chef d'État a rappelé le soutien de la communauté internationale à Kiev.
Pour le président, les sanctions contre Moscou continueront tant que le conflit perdure.

Après trois jours de sommet du G7, dans le sud de l'Allemagne, le président français Emmanuel Macron a tenu à rappeler, en conférence de presse, ce mardi 28 juin, le soutien de la communauté internationale à Kiev, confronté à de nouveaux bombardements meurtriers. Quelques heures plus tôt, le Kremlin avait indiqué qu'elle ne cesserait le conflit qu'après la reddition des forces ukrainiennes.

Le soutien à Kiev, pas une option

"Ce n'est pas l'ouest qui s'oppose au reste du monde, mais le camp de la paix contre celui de la guerre", a rappelé en préambule de sa prise de parole le président français. Le pays de Vladimir Poutine "ne peut et ne doit pas gagner", donc "les sanctions se maintiendront aussi longtemps que nécessaire, avec l'intensité nécessaire", a ajouté le chef d'État. Elles pourraient être "maintenues" dans "les prochaines semaines, voire les prochains mois", a-t-il appuyé, récusant l'idée d'une fin rapide du conflit avec Moscou. "Je l'espère toutefois avec beaucoup de force d'ici à la fin de l'année", précise-t-il.

"L'agression lancée par la Russie a un seul objectif : la reddition de l'Ukraine. Ce n'est pas une négociation. Nous continuerons ainsi de soutenir l'Ukraine et son peuple", a martelé le chef d'État. Et les sanctions contre Moscou seront levées qu'en cas "de victoire complète" de Kiev ou d'une négociation dans le sens de la capitale ukrainienne, a poursuivi le chef d'État.

Revenant sur le bombardement d'un centre commercial dans la ville ukrainienne de Krementchouk, Emmanuel Macron a une nouvelle fois condamné "avec la plus grande fermeté ce nouveau crime de guerre", après avoir évoqué la veille une "horreur absolue". Ce mardi matin, il a appelé à ce que la vérité de cet événement, qui a causé la mort de 18 personnes, soit faite et que les coupables soient condamnés.

Interrogé sur le terme d'"État finançant le terrorisme", le locataire de l'Élysée, qui continue ses échanges avec Vladimir Poutine, refuse toutefois de l'utiliser pour qualifier la Russie. Le président Volodymyr Zelensky avait plus tôt demandé à ce que son pays voisin soit désigné comme tel. "Nous n'avons pas besoin de quelque qualification que ce soit pour porter ces sanctions" contre Moscou, répond le président français.

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Après la réunion du G7, le chef d'État n'en a pour autant pas fini avec les rendez-vous internationaux. Ce mardi, Emmanuel Macron se rend au sommet de l'Otan, à Madrid, avec un impératif : "Nous devons être unis dans le soutien à l'Ukraine et dans la défense de notre flanc oriental. Le sommet de l'Otan doit envoyer un message d'unité et de force", répète-t-il.


Léa COUPAU

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