Ukraine : neuf mois de guerre

Le Nobel de la paix attribué ce vendredi : vers un prix anti-Poutine ?

La rédaction de TF1info
Publié le 7 octobre 2022 à 8h55
JT Perso

Source : TF1 Info

Clou de la saison des Nobel, le prix de la paix va être décerné à 11h, vendredi 6 octobre, depuis la capitale norvégienne d'Oslo.
Il pourrait prendre la forme d'une critique à l'encontre de Vladimir Poutine, qui s'entête à faire la guerre en Ukraine.
Dans ce contexte, plusieurs favoris, cités par les "Nobélologues", se détachent.

Et le prix Nobel de la paix est attribué à... En pleine guerre en Europe, la prestigieuse récompense va être décernée, vendredi 7 octobre, depuis Oslo, en Norvège. Clou de la saison des Nobel, le prix va être annoncé à 11h avec, pour toile de fond, l'invasion russe en Ukraine qui a plongé le "Vieux Continent" dans l'une des crises les plus graves depuis la Seconde Guerre mondiale. Des candidatures, on ne connait que le nombre, pas de noms : 343 cette année, soit 251 individus et 92 organisations. Toutefois, dans le contexte actuel, le Nobel pourrait prendre la forme d'une tribune contre Vladimir Poutine. 

La guerre en Ukraine et ses ravages dominant l'actualité internationale depuis le début de l'année, les "Nobélologues" jugent que le comité Nobel peut difficilement en avoir fait abstraction. "Il est probable qu'on aura un prix qui, d'une manière ou d'une autre pointera dans la direction de l'Ukraine", a estimé auprès de l'AFP le directeur de l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo Henrik Urdal, jeudi 6 octobre, au micro de la radio NRK. 

Seraient ainsi éligibles, individuellement ou conjointement : les opposants bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa et russe Alexeï Navalny, poils à gratter du Kremlin et d'un de ses très rares alliés dans le conflit. "Ce sont deux champions d'activités prodémocratie non-violentes dans leur pays respectif", a-t-il fait valoir.

Volodymyr Zelensky peut-il vraiment l'avoir ?

À moins que la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, qui avait ordonné en mars l'arrêt immédiat de l'offensive russe, voire le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), dans la mesure où les hostilités ont déplacé des millions de personnes, ne bénéficie de la préférence du comité Nobel. Sont aussi évoqués des acteurs qui documentent de présumés crimes de guerre perpétrés par l'armée russe, tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou le site d'investigation Bellingcat.

Favori des bookmakers, le président ukrainien Volodymyr Zelensky fait partie des noms qui reviennent avec insistance. Néanmoins, ces chances sont considérées comme moindres pour celui devenu l'un des symboles de la résistance de l'Ukraine. "Le comité y réfléchirait probablement à deux fois avant de remettre le prix à un président en guerre (...) même si l'Ukraine est la victime de cette guerre", a expliqué Henrik Urdal. "Il y aura toujours des atrocités, même du côté ukrainien."

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D'autres observateurs espèrent que le comité Nobel déjouera les pronostics, en se tournant vers la cause climatique. Dans ce domaine, où tous les voyants ont viré au rouge, avec une succession de vagues caniculaires, des incendies, des tempêtes ou encore des inondations, l'urgence se fait de plus en plus pressante. Évoquée comme "nobélisable" depuis plusieurs années malgré son jeune âge (19 ans), l'adolescente suédoise Greta Thunberg pourrait ainsi l'emporter avec, peut-être, son mouvement "Fridays for future", le naturaliste et journaliste britannique David Attenborough ou d'autres militants.

Quoi qu'il en soit, le choix définitif sera connu dans la matinée. À en croire les signaux faibles envoyés par la présidente du comité Berit Reiss-Andersen, un ou plusieurs noms (jusqu'à trois) ont été arrêtés. Pour l'heure, le secret reste bien gardé.


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