Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : les États-Unis ferment à leur tour leur espace aérien aux avions russes

La rédaction de TF1info (avec AFP)
Publié le 2 mars 2022 à 8h25
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Source : TF1 Info

Joe Biden a annoncé mardi interdire l'espace aérien américain "à tous les vols russes".
Une sanction déjà adoptée par l'Union Européenne et le Canada.
Lors de son premier "discours sur l'état de l'Union" à Washington, il a estimé que "Poutine est maintenant plus isolé que jamais du reste du monde".

Un nouveau coup économique et diplomatique porté à la Russie, dans l'espoir de faire reculer celle qui s'est engagée depuis jeudi dans une offensive d'ampleur en Ukraine, intensifiée ces derniers jours. Joe Biden s'en est pris mardi avec force à Vladimir Poutine, annonçant la fermeture de l'espace aérien américain aux avions russes. Le chef du Kremlin "pensait que l'Occident et l'Otan ne répondraient pas" à l'invasion de l'Ukraine lancée le 24 février, a lancé le président démocrate lors de son premier "discours sur l'état de l'Union" à Washington, mais "Poutine avait tort", "nous sommes prêts, nous sommes unis", a-t-il martelé. 

Joe Biden a appelé le Congrès américain à offrir une ovation debout en soutien "au peuple ukrainien" qui "n'a peur de rien". "Poutine est maintenant plus isolé que jamais du reste du monde", car dans la bataille contre "l'autocratie", "les démocraties sont au rendez-vous", a-t-il ajouté, énumérant les sanctions sans précédent qui se sont abattues sur la Russie. Or "si les dictateurs ne paient pas le prix de leur agression, ils causent encore plus de chaos", a prévenu le 46e président de l'histoire américaine à l'adresse du maître du Kremlin.

Le président américain a alors annoncé l'interdiction de l'espace aérien des États-Unis aux avions russes, comme l'ont déjà fait l'Union européenne et le Canada. "Ce soir, j'annonce que nous nous joindrons à nos alliés pour fermer l'espace aérien américain à tous les vols russes, isolant davantage la Russie et ajoutant une pression supplémentaire sur son économie", a-t-il déclaré. 

"La guerre de Poutine sur l'Ukraine aura laissé la Russie plus faible et le reste du monde plus fort"

Washington avait recommandé lundi à ses ressortissants de quitter "immédiatement" la Russie, "par les options de voyage commerciales encore disponibles", avait indiqué dans un communiqué le département d'État, qui avait déjà recommandé à ses concitoyens de ne pas se rendre sur place. Selon CNN toutefois, les responsables américains estiment qu'il y aura toujours des possibilités pour les Américains de quitter la Russie si les vols russes ne peuvent pas arriver aux États-Unis, les invitant à se replier sur le train.

"Les États-Unis se tiennent aux côtés de leurs alliés du monde entier pour répondre à l'agression non provoquée de Poutine contre le peuple ukrainien", a déclaré le secrétaire d'État aux transports, Pete Buttigieg, dans un communiqué, rapporte la chaîne américaine. L'Administration fédérale de l'aviation a indiqué quant à elle dans un communiqué que l'avis officiel interdisant les avions russes de l'espace aérien américain serait publié mercredi, et qu'il comprendrait les vols réguliers de passagers ainsi que les vols de fret et les vols charter.

Le locataire de la Maison Blanche a aussi menacé les oligarques russes de saisir leurs "yachts, appartements de luxe et jets". "Quand l'histoire de cette période sera écrite, la guerre de Poutine sur l'Ukraine aura laissé la Russie plus faible et le reste du monde plus fort", a prédit le dirigeant démocrate.

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De fait, la pression internationale ne cesse d'augmenter sur Moscou. Les 27 États de l'Union européenne ont donné leur feu vert à l'exclusion de "certaines banques russes" du système de messagerie Swift, rouage-clé de la finance internationale, et à l'interdiction de la diffusion des médias d'Etat russes RT et Sputnik. Conséquence des sanctions d'une ampleur historique, que les pays du G7 ont menacé mardi de durcir encore, la principale filiale en Europe de la plus grande banque russe, Sberbank, se dirige vers un dépôt de bilan. 

L'Assemblée générale de l'ONU est appelée à voter mercredi, après deux jours de discours de ses membres, sur un projet de résolution destiné à condamner la Russie pour l'invasion de l'Ukraine et lui demander un retrait "immédiat" de ses troupes. Saisie par le gouvernement ukrainien qui accuse Moscou de planifier un génocide, la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute instance judiciaire des Nations unies, a de son côté annoncé des audiences les 7 et 8 mars.


La rédaction de TF1info (avec AFP)

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