En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : malgré la répression, les contestations individuelles se multiplient en Russie

Idèr Nabili
Publié le 15 mars 2022 à 22h57
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Malgré des lois interdisant la contestation de l'invasion de l'Ukraine, plusieurs Russes ont tenté de protester contre la guerre.
Ils sont généralement rapidement arrêtés après le début de leur action.

Il y a, d'un côté, les condamnations presque unanimes de la communauté internationale, et, de l'autre, le discours russe niant toute responsabilité dans le conflit. Près de trois semaines après le début de l'invasion de l'Ukraine, le 24 février, par les troupes de Vladimir Poutine, les Russes ne peuvent toujours pas protester contre l'action de leur armée. Selon l'ONG OVD-Info, près de 15.000 manifestants pacifistes ont déjà été interpellés en Russie depuis le début du conflit.

Parmi eux, Marina Ovsiannikova. Lundi 14 mars au soir, cette employée d'une chaîne de télévision russe a fait irruption durant le journal télévisé le plus regardé du pays, brandissant une pancarte anti-guerre. Elle a ensuite été arrêtée et immédiatement jugée. Pour l'heure, elle a été remise en liberté, écopant d'une amende de 30.000 roubles (soit actuellement 250 euros), mais risque encore des poursuites au pénal pour publication d'"informations mensongères" sur l'armée russe, un crime passible de 15 ans de prison.

Pancartes et couleurs ukrainiennes

Les actions isolées se multiplient dans le pays. Selon des images diffusées par les réseaux sociaux et vérifiées par TF1/LCI, une jeune fille s'est rendue au piquet, ce mardi, près de la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou, accompagnée d'une affiche "Le 6e commandement. Ne tue pas." Elle a immédiatement été arrêtée et emmenée dans un poste de police du centre de la capitale russe.

Deux événements rapprochés pour symboliser les prémices d'une contestation visible ? Difficile à dire, tant la répression est importante en Russie. Selon l'ONG Human Rights Watch, le 6 mars dernier, plusieurs manifestants ont été arrêtés pour avoir tenu des pancartes "non à la guerre" ou porté des vêtements aux couleurs de l'Ukraine, bleus et jaunes.

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Outre les actions dans la rue, la protestation se fait aussi en ligne. Une pétition appelant à la fin des combats et diffusée en russe a déjà recueilli plus de 1,2 million de signatures, ce mardi. Les signataires ne viennent toutefois pas forcément de Russie, pays dans lequel de nombreux sites sont désormais en accès restreint.


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