Le groupe paramilitaire d'Evgueni Prigojine affirme depuis samedi avoir pris la ville de l'est de l'Ukraine.
Les troupes de Kiev, elles, encerclent la ville et restent en périphérie mais n'abandonnent pas les combats.
Wagner a d'ores et déjà annoncé vouloir se retirer d'ici au 1er juin, pour laisser le contrôle à l'armée russe régulière.

Après avoir revendiqué ce week-end la prise de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine, le groupe paramilitaire Wagner a commencé ce jeudi 25 mai le transfert à l'armée régulière russe de ses positions dans cette ville dévastée. Cette opération se déroule à un moment où l'armée russe est en difficulté sur les flancs à Bakhmout, ayant perdu, selon les Ukrainiens, 20 kilomètres carrés au nord et au sud de cette ville face à leurs forces.

"Nous sommes en train de retirer les unités de Bakhmout aujourd'hui. D'ici au 1er juin, la majeure partie se réinstallera dans des bases de l'arrière. Nous remettons les positions aux militaires, les munitions et tout ce qu'il s'y trouve", a lancé le patron de Wagner, Evgueni Prigojine, dans une vidéo diffusée sur Telegram. Sur ces images, il va saluer ses hommes en leur donnant les consignes et en leur souhaitant bonne route, évitant cette fois-ci de répéter ses insultes et ses critiques envers l'état-major russe, avec lequel il est en conflit ouvert. "On se retire, on se repose, on se prépare, puis on recevra de nouvelles tâches", a-t-il ajouté.

La bataille la plus sanglante du conflit

Bakhmout, une ville industrielle de quelque 70.000 habitants avant le conflit, a été le théâtre de la bataille la plus longue et la plus meurtrière de l'offensive russe. Evgueni Prigojine a évalué mercredi le nombre des morts dans les rangs de son groupe à 10.000 détenus recrutés dans les prisons russes et à une proportion similaire, non chiffrée précisément, de ses combattants professionnels.

Samedi dernier, le patron de Wagner a revendiqué la conquête de Bakhmout "jusqu'au dernier centimètre" à l'issue de combats qui ont quasi complètement détruit cette ville. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a quant à lui démenti, tandis que son armée a affirmé toujours en contrôler une poche "insignifiante" dans l'ouest tout en procédant à des offensives sur les flancs russes. L'Ukraine mise donc sur une percée autour de cette cité dans l'espoir de parvenir à son "encerclement tactique".


F.R avec AFP

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