Ukraine : plus de sept mois de guerre

Guerre en Ukraine : ce que l'on sait du deuxième combattant français tué dans le pays

F.R
Publié le 9 juillet 2022 à 12h36
Guerre en Ukraine : ce que l'on sait du deuxième combattant français tué dans le pays

Source : Sergey BOBOK / AFP

La mort d'un second combattant français a été confirmée par le Quai d'Orsay, ce mardi 5 juillet.
Âgé de 20 ans, il avait rejoint la Légion internationale en mars dernier.
Dans une interview au Monde, ses parents se confient sur les raisons de son départ en Ukraine.

Sa mort a été confirmée le 5 juillet par le Quai d'Orsay. Adrien Dugay-Leyoudec, 20 ans, est le deuxième combattant français à être tué en Ukraine, après la mort de Wilfried Blériot, début juin dans la région de Kharkiv. 

Dans une interview au Monde, les parents du jeune homme se sont confiés sur leur fils et les raisons de son départ sur le front ukrainien. Adrien Dugay-Leyoudec a été l'un des premiers Français à s'engager dans la Légion internationale de défense de l'Ukraine, unité militaire créé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour permettre à des étrangers de s'engager aux côtés des soldats ukrainiens. 

Le jeune homme a intégré l'unité le 1er mars dernier, quelques jours après le début de l'invasion russe, le 24 février. Blessé dans la région de Kharkiv le 1er juin après une frappe d'artillerie russe et plongé dans le coma, il a succombé à ses blessures le 25 juin.

"On s'est décidés en deux minutes"

Quand la guerre éclate, Adrien Dugay-Leyoudec est en CAP ferronnerie. Après avoir entendu l'appel du président Zelensky, il confie à son frère cadet, Charles, sa volonté de "s'engager". "J’ai répondu que ce serait intéressant d’aller voir. On s’est décidé en deux minutes. Il était très enthousiaste", explique Charles. Les deux frères partent pour l'Ukraine, sans prévenir leurs parents.

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Selon son frère, Adrien, qui avait "toujours été intéressé par l'armée" voulait "agir pour défendre un peuple injustement attaqué, et nos idéaux d’une Europe unie face au danger". À leur arrivée, Charles, qui n'a pas de passeport, est refoulé et prévient ses parents. "C’était comme un couperet, un froid dans le dos terrible. Je me suis dit : il y en a un de sauvé, mais j’ai perdu un fils", se souvient David Dugay, le père d'Adrien et Charles, enseignant dans l’Allier. 

On est fiers de ce qu’a fait notre fils, il est allé au bout de son idéal

Maud Leyoudec, mère du combattant tué

Sans expérience militaire, le jeune homme reçoit une formation dans une base de l'ouest de l'Ukraine. Il quitte ensuite l'unité francophone, qu'il décrit comme "trop bornés", pour suivre les volontaires polonais. Ses parents apprennent que leur fils a été blessé le 23 juin, deux jours avant sa mort

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"Apparemment, ils ont été surpris par les bombardements et n’ont pas eu le temps d’aller dans le bunker. C’est la faute à pas de chance. La guerre, c’est du gâchis. Mais nous, on est fiers de ce qu’a fait notre fils, il est allé au bout de son idéal", explique sa mère, Maud Leyoudec.


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