Les échanges et l'enquête se poursuivent toujours autour du missile tombé en Pologne, alors que Kiev continue de nier l'incident.
Sur le plan économique, la Turquie a annoncé la prolongation de l'accord d'exportation céréalier ukrainien pour quatre mois supplémentaires.
Le point sur les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Après l'incident survenu en Pologne, mardi 15 novembre, lorsqu'un missile a fait deux morts, Kiev continue de maintenir que le projectile n'était pas ukrainien, mais russe.

Dans le reste de l'actualité liée à l'Ukraine, la prolongation des accords d'exportation céréaliers pour quatre mois supplémentaires a été accordée à Kiev par la Turquie. Une occasion pour le pays de poursuivre la relance de son économie, alors qu'il subit toujours les conséquences des nombreuses frappes ruses sur son territoire.

Des preuves contre l'Ukraine en Pologne

SITE BOMBARDÉ. Jakub Kumoch, responsable officiel polonais, a annoncé que l'Ukraine sera probablement autorisée à accéder au site où un missile a frappé en Pologne, mardi soir. "Si la Pologne et les États-Unis se mettent d'accord, les Ukrainiens pourraient bientôt recevoir un accès", a-t-il ajouté, accédant à une demande de l'Ukraine, alors que Kiev assure que le missile n'était pas ukrainien mais russe. De retour de Bali où il était présent pour le G20, Joe Biden a remis en cause la déclaration du président Volodymyr Zelensky sur le missile, déclarant que "ce ne sont pas ce que disent les preuves".

NOUVELLES FRAPPES RUSSES. Après des vagues de missiles sans précédent survenues ce mardi, la Russie a de nouveau lancé de nombreuses frappes contre l'Ukraine jeudi matin. À Dnipro, deux sites d’infrastructure ont été touchés et une personne a été blessée, a indiqué la présidence. À Kiev, deux missiles de croisière ont été abattus par la défense ukrainienne alors que près d'Odessa, des infrastructures ont été touchées, selon les autorités régionales respectives.

TORTURES À KHERSON. Un haut responsable ukrainien chargé des droits de l'Homme a fait état de l'étendue "horrible" de tortures à Kherson pendant l'occupation russe de cette ville de sud de l'Ukraine, reprise la semaine dernière par les forces de Kiev. 

"Je n'ai pas encore vu" de tortures "à une telle échelle", "après avoir visité toutes les salles de torture dans diverses régions de l'Ukraine", a déclaré Dmytro Loubynets, chargé du Parlement des droits de l'Homme, à la télévision nationale. "L'étendue est simplement horrible", a-t-il ajouté.

Accord céréalier prolongé

ACCORD CÉRÉALIER PROLONGÉ. Le ministre des Infrastructures a indiqué que l'accord céréalier qui permet à l'Ukraine de continuer à exporter son grain a été prolongé de 120 jours. Dans un tweet, il a déclaré que l'accord avait été conclu entre le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et Volodymyr Zelensky. La Turquie a confirmé la reconduite de cet accord pour quatre mois "selon les mêmes conditions" que celles observées depuis le mois de juillet, a annoncé un haut responsable à l'AFP sous couvert d'anonymat. Dans un communiqué, le Secrétaire général de l'ONU a salué la reconduite de l'accord.

COUPURES D’ÉLECTRICITÉ. L'opérateur électrique national Ukrenergo a annoncé l'extension des coupures d'électricité pour la journée de jeudi en raison de l'"aggravation de la situation". "En raison d'un refroidissement brutal, la consommation d'électricité a augmenté dans les régions d'Ukraine" ce qui a "compliqué davantage la situation déjà difficile dans le système électrique", entraînant de "plus vastes restrictions" de la consommation de l'énergie à travers le pays, a justifié Ukrenergo sur Facebook. 

"Il s'agit d'une mesure nécessaire pour préserver la stabilité du système énergétique après la sixième attaque de missiles de Russes ciblée contre des installations énergétiques", a souligné le groupe en référence aux frappes russes massives de mardi.


La rédaction de TF1info

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