La mobilisation russe, commencée le 1ᵉʳ octobre, ne devrait pas envoyer d’hommes en Ukraine.
Pendant ce temps, l’aide internationale à Kiev est menacée par des situations politiques internes.
Voici les informations de ces dernières 24 heures sur le conflit en Ukraine.

Nouvelle mobilisation russe. Le ministre de la Défense russe n’a pas l'intention de mobiliser davantage de soldats pour combattre en Ukraine. En effet, Sergueï Choïgou a assuré que l'armée disposait déjà du "nombre nécessaire d'hommes pour mener une opération spéciale". Les moyens humains étant le nerf de la guerre, il est très difficile d’obtenir des statistiques précises sur les soldats envoyés sur le front, dans un camp comme dans l’autre.

Cette annonce de Moscou survient alors qu'une campagne de conscription pour le service militaire a débuté le 1er octobre dans le pays. Les territoires annexés à l’Ukraine - Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporijia - sont pour la première fois concernés. La Russie mène deux campagnes par an, au printemps et à l’automne, et pour cette session, 130.000 conscrits seront donc appelés, mais ne seront pas envoyés en Ukraine, selon le décret russe.

Des munitions saisies en Iran. Les États-Unis ont annoncé avoir donné à l'Ukraine des munitions de petit calibre, confisquées en Iran et s’apprêtant à aller au Yémen. Cette annonce intervient à un moment où le soutien à l'Ukraine est vivement critiqué par des parlementaires de droite aux États-Unis et qu'une importante aide de Washington à Kiev a été victime de l'accord temporaire pour éviter la paralysie du budget fédéral, conclu in extremis la semaine dernière à Washington. Les États-Unis ont transféré mardi "environ 1,1 million de munitions de 7,62 mm aux forces armées ukrainiennes", selon un communiqué du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

L’aide à Kiev menacée ? La crise politique à Washington pourrait donc menacer l'aide américaine à l'Ukraine. C’est ce qu’a laissé entendre Joe Biden sans ambiguïté, tout en promettant un "discours majeur" sur "l'extrême" importance du soutien militaire et financier à Kiev. Le Congrès américain, composé du Sénat à majorité démocrate et de la Chambre des représentants contrôlée par les républicains, dispose d'environ un mois et demi pour adopter un budget annuel, lequel doit comporter une nouvelle enveloppe pour financer le soutien à Kiev. La présidence évalue à 24 milliards de dollars la rallonge nécessaire pour continuer de soutenir l'effort de guerre ukrainien.

Et pendant ce temps en Europe, la situation n’est pas meilleure. Après le recul de la Pologne sur le soutien matériel accordé à l’Ukraine, la Slovaquie refuse un nouveau programme d’assistance militaire. Une décision de la présidente Zuzana Čaputová suite à la victoire électorale de l'ancien premier ministre Robert Fico, considéré comme prorusse. Ce dernier est désormais chargé de former un nouveau gouvernement. 

Meurtres de soldats ukrainiens. Dans son rapport publié mercredi et portant sur la période du 1ᵉʳ février au 31 juillet, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a alerté sur des exécutions extrajudiciaires de militaires ukrainiens capturés par les Russes. Les documents présentés mettent en avant le sort de deux soldats ukrainiens capturés dans la région de Donestk qui, durant trois mois, ont été contraints de livrer des munitions aux positions russes, à travers des champs de mines et sous les bombardements. Ils ont également dû récupérer des Russes blessés sur le champ de bataille avant d'être exécutés.


C.Q

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