Ukraine : une guerre sans fin

Ukraine : Paris exprime son "horreur" après le bombardement d'une prison

Benoit Leroy
Publié le 30 juillet 2022 à 19h10
JT Perso

Source : TF1 Info

Vendredi, une prison de l'est de l'Ukraine a été la cible d'un bombardement dans lequel plus de 50 détenus ont été tués.
Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement d'être à l'origine de la frappe.
Le Quai d'Orsay a condamné ce qu'il qualifie "d'assassinats et d'actes de torture".

"La France exprime son horreur." Au lendemain d'une frappe meurtrière sur la prison d'Olenivka (est de l'Ukraine), le ministère français des Affaires étrangères a qualifié les faits "d'assassinats et d'actes de torture". Vendredi 30 juillet, plusieurs missiles ont touché le centre de détention utilisé par l'armée russe pour emprisonner les combattants du régiment Azov arrêtés, notamment, à l'issue du siège de l'usine Azovstal dans la ville portuaire de Marioupol.

"Si ces informations devaient être confirmées, les auteurs et tous les responsables de tels crimes, qui violent de façon flagrante le droit international humanitaire, devront répondre de leurs actes. Parce qu’il ne peut y avoir d’impunité pour les crimes de guerre, la France coopère activement tant avec les autorités judiciaires ukrainiennes qu’avec la Cour pénale internationale", indique la diplomatie française dans un communiqué. Quelques lignes plus tôt, le ministère de Catherine Colonna assure que "la France exprime son horreur" face à ce bombardement.

Dans sa déclaration, le Quai d'Orsay prend soin de n'accuser directement aucune des deux parties du conflit. En effet, plus de 24 heures après le bombardement, Russes et Ukrainiens s'accusent toujours mutuellement d'être derrière la frappe. Dans un premier temps, c'est Moscou qui avait mis en cause Kiev. Le régime russe accusant ce dernier d'avoir utilisé des missiles livrés par les États-Unis. L'Ukraine a, ensuite, très vite démenti avoir visé des infrastructures civiles ou des prisonniers de guerre, assurant que son armée "adhérait pleinement aux principes et aux normes du droit international humanitaire".

Bataille de communication entre Kiev et Moscou

Selon le renseignement ukrainien, l'attaque "a été réalisée par des mercenaires de la division Wagner" et "n'a pas été coordonnée avec la direction" du ministère russe de la Défense, a ensuite précisé l'état-major ukrainien. La télévision publique russe a de son côté diffusé des images présentées comme celles de baraquements carbonisés et d'armatures de lits en métal détruits. Elle a montré des images floutées de ce qui semble être des corps humains, des documents qui n'ont pu être authentifiés.

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Si la France ne cite pas directement la Russie comme étant à l'origine de la frappe,Bruxelles s'était montrée bien plus frontale vis-à-vis de Moscou,  vendredi. Dans un communiqué, la diplomatie européenne a "condamné avec la plus grande fermeté les atrocités commises par les forces armées russes et leurs mandataires"

L'ambassadrice britannique en Ukraine Melinda Simmons a, elle, appelé à "une investigation" sur ce qui s'est produit à Olenivka. "Cela semble faire partie d'un schéma de plus en plus inquiétant des pires types de violations des droits humains commis en toute impunité dans l'est occupé de l'Ukraine", a-t-elle estimé.


Benoit Leroy

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