Ukraine : la spectaculaire contre-offensive des forces de Kiev

Ukraine : "La chute de Kherson sera un peu le Stalingrad de Poutine", selon le général Yakovleff sur LCI

Publié le 25 octobre 2022 à 10h46
JT Perso

Source : L'Invité Politique

Le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d'état-major du Shape, était l'invité de Damien Fleurot, ce mardi sur LCI.
L'expert militaire et ancien haut responsable de l'Otan estime que la contre-offensive ukrainienne à Kherson pourrait marquer un tournant dans le conflit.

Le commandement ukrainien a annoncé lundi avoir repris 90 localités au total dans la région de Kherson, l'un des quatre territoires d'Ukraine dont Moscou a revendiqué l'annexion en septembre, et quatre villages dans les régions de Donetsk et Lougansk, dans l’est du pays. 

Invité de LCI ce mardi 25 octobre, le général Michel Yakovleff, ancien vice-chef d’état-major du Shape (Otan), voit un tournant dans le conflit à travers cette contre-offensive ukrainienne. "C’est peut-être un moment de bascule. La chute de Kherson sera un peu le Stalingrad du président Poutine mais dans le mauvais sens", avance l’expert militaire. 

Le 30 septembre dernier, le président russe, Vladimir Poutine, a officialisé l’annexion par la Russie des oblasts de Louhansk, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijia, une mesure qui a provoqué une levée de boucliers de la part des pays occidentaux. Une victoire des Ukrainiens dans la région de Kherson serait hautement "symbolique", à entendre le spécialiste. "Une forteresse assiégée finit toujours par tomber. Et Kherson, de fait, est assiégée", estime le général Yakovleff. 

"Les Russes ont déjà perdu Kherson, ils le savent"

Selon lui, la contre-offensive est déjà une victoire. "Les Russes ont déjà perdu Kherson, ils le savent", juge l’ancien responsable de l’Otan, "même s’il faut reconnaître qu’ils font preuve d’une certaine subtilité pour amortir le choc, notamment en évacuant la population". "Comme ça, il n’y a pas des milliers de prisonniers pour que l’armée ukrainienne puisse parader", ajoute-t-il. Après l'explosion du pont de Crimée, la prise de la ville de Kherson serait un nouveau revers cuisant pour le président Poutine.

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Toutefois, comme le souligne l'expert militaire, les Ukrainiens ont besoin "de reprendre la ville sans la détruire. Ils ont besoin de montrer que lorsqu’ils désoccupent leur pays, comme ils disent, ce n’est pas à la russe, avec des obus pour détruire la ville". Pour les experts, la bataille pourrait durer plusieurs semaines et déterminer le cours de la guerre. D'autant que l'hiver va bientôt s'inviter dans le conflit.


La rédaction de TF1info

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