Guerre en Ukraine : Izioum, nouveau théâtre d'exactions russes ?

"Signes de mort violente" à Izioum, la Russie "pas pressée" de finir la guerre... Le point sur la situation en Ukraine

La rédaction de TF1info
Publié le 17 septembre 2022 à 7h49
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Source : TF1 Info

La quasi-totalité des corps retrouvés à Izioum, ville de l'est de l'Ukraine reprise aux forces russes, présente "des signes de mort violente", selon le gouverneur régional.
Emmanuel Macron a condamné ces "atrocités", tandis que Vladimir Poutine a assuré ne pas être "pressé" de terminer la guerre.
Voici le point sur la situation en Ukraine.

Le travail d'enquête a débuté. Alors que des centaines de corps ont été retrouvés dans une fosse commune à Izioum, ville de l'est de l'Ukraine reprise aux forces russes, les experts examinent les dépouilles. D'après le gouverneur de la région, la quasi-totalité des corps présente des "signes de mort violente". 204 jours après le début de la guerre, Vladimir Poutine a, de son côté, indiqué ne pas être "pressé" d'en finir, tandis que son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky va pouvoir s'exprimer à l'ONU, malgré l'opposition de la Russie.

Des "signes de mort violente" sur les corps retrouvés à Izioum

Izioum. "99%" des corps exhumés vendredi à Izioum, ville de l'est de l'Ukraine récemment reprise aux Russes, "présentaient des signes de mort violente", a déploré le gouverneur régional Oleg Synegoubov. Le chargé des droits humains ukrainien, Dmytro Loubinets, a, pour sa part, indiqué sur Telegram qu'"il y (avait) probablement plus de 1000 citoyens ukrainiens torturés et tués dans les territoires libérés de la région de Kharkiv".

Traces de torture. À Izioum, "il y a plusieurs corps avec les mains liées derrière le dos et une personne est enterrée avec une corde autour du cou. De toute évidence, ces personnes ont été torturées et exécutées", a affirmé Dmytro Synegoubov sur Telegram, accompagnant son message de photos des centaines de tombes retrouvées près de la commune. Selon lui, "450 corps de civils portant des traces de mort violente et de torture ont été enterrés" sur ce site découvert par les autorités ukrainiennes. Plus tôt dans la journée, un journaliste de l'AFP avait pu voir au moins un corps avec les mains liées avec une corde sur le même site, sans pouvoir établir dans l'immédiat s'il s'agissait d'un civil ou d'un militaire, le corps étant trop abîmé.

Atrocités. Le président de la République Emmanuel Macron a condamné "avec la plus grande fermeté les atrocités commises à Izioum, en Ukraine, sous occupation russe", a-t-il tweeté. "Leurs auteurs devront répondre de leurs actes. Il n'y a pas de paix sans justice", a indiqué le chef de l'État.

Volodymyr Zelensky pourra s'exprimer à l'ONU

"Nous ne sommes pas pressés". Le président russe Vladimir Poutine a de son côté affirmé que la Russie ne se hâtait pas d'achever sa campagne militaire, assurant que la stratégie des forces russes n'avait pas changé et qu'elles continuaient à conquérir des territoires. "Nos opérations offensives, dans le Donbass, ne s'arrêtent pas, elles avancent à un petit rythme", a-t-il déclaré. "L'armée russe occupe de plus en plus de nouveaux territoires." "Je souligne que nous ne combattons pas avec toute notre armée. Nous combattons seulement avec la partie sous contrat", a-t-il ajouté, alors que le Kremlin a officiellement interdit l'envoi d'appelés au front et se refuse à une mobilisation générale dans le pays. "Le plan ne nécessite pas de changement. [...] Nous ne sommes pas pressés."

Le discours de Volodymyr Zelensky devant l'Onu. Les États membres de l'Onu ont autorisé de façon exceptionnelle le président ukrainien Volodymyr Zelensky à s'exprimer par message vidéo lors de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies la semaine prochaine, malgré l'opposition de la Russie. Alors qu'en raison du Covid-19, ces deux dernières années, les discours avaient eu lieu totalement ou en partie en virtuel, les règles habituelles s'appliquent de nouveau cette année : seuls les présents peuvent parler. Mais plus de 50 États, dont l'Ukraine, les États-Unis, la France, la Turquie, le Royaume-Uni, ou encore la Corée du Sud et la Colombie, ont soumis une proposition pour faire une exception pour le président Volodymyr Zelensky.

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Par 101 voix pour, 7 contre (Russie, Biélorussie, Syrie, Cuba, Corée du Nord, Érythrée et Nicaragua) et 19 abstentions, les 193 États membres de l'Assemblée générale ont donc décidé, "sans que cela ne crée de précédent" pour les réunions ultérieures, que l'Ukraine pouvait "présenter une déclaration préenregistrée de son chef d'État, qui sera diffusée dans la salle de l'Assemblée générale" la semaine prochaine.


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