Le président ukrainien a bouclé, jeudi, une visite européenne pour réclamer des réponses concrètes sur les livraisons d'avions de combat.
De son côté, la Russie a mis en garde contre un engagement croissant dans le conflit de la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
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C'est sous les applaudissements et les acclamations des députés européens à Bruxelles que Volodymyr Zelensky a terminé, jeudi 9 février, sa mini-tournée auprès de ses partenaires occidentaux. Un déplacement - le deuxième seulement à l'étranger depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février dernier - lors duquel le président ukrainien a réclamé des réponses concrètes à ses alliés sur de possibles livraisons d'avions de combat. Pour le moment, toutefois, les Européens ont refusé de s'engager sur les aéronefs demandés par Kiev. En parallèle, le Kremlin a estimé que "la frontière entre engagement indirect et direct" des Occidentaux dans le conflit "disparaît peu à peu". 

"Signaux positifs"

"Nous défendons notre maison européenne". Après Londres et Paris mercredi, Volodymyr Zelensky s'est rendu à Bruxelles, jeudi 9 février, pour prononcer un discours devant le Parlement européen et rencontrer ses partenaires. Reçu par une ovation des députés, il a affirmé que le combat de l'Ukraine était un combat pour l'Europe. "Nous ne défendons pas que notre territoire, nous défendons notre maison européenne", a plaidé le président ukrainien qui a remercié les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'UE de leur "soutien sans faille". La présidente du Parlement, Roberta Metsola a, de son côté, salué "une journée historique pour l'Europe".

"Des signaux positifs". Cette visite était l'occasion pour Volodymyr Zelensky de réclamer des réponses concrètes de ses partenaires quant à de possibles livraisons d'avions de combat. Si les Européens ont pour l'instant refusé de s'engager sur les aéronefs demandés par Kiev, le président ukrainien a évoqué "des signaux positifs". "Nous voulons obtenir ces avions dont nous avons besoin et il y a des accords qui (...) ne sont pas publics", a-t-il assuré au cours d'une conférence de presse, sans toutefois plus de précisions. "Je ne peux tout simplement pas rentrer à la maison sans résultat", a martelé le dirigeant, qui a eu une série d'entretiens avec les États membres répartis par groupes.

Rien d'exclu, mais pas de promesses. La question des avions de chasse a largement animé les discussions jeudi. Emmanuel Macron a affirmé lors d'une conférence de presse dans la nuit de jeudi à vendredi que les aéronefs réclamés par l'Ukraine ne pourront "en aucun cas" être livrés "dans les semaines qui viennent", le président français assurant privilégier des armes "plus utiles" et "plus rapides". "Je n'exclus absolument rien", a-t-il ajouté, mais "ça ne correspond pas aujourd'hui aux besoins". "Vous avez demandé des armes, y compris des (avions de chasse) MiG-29 pour protéger votre ciel et votre peuple. Je vais m'y atteler. La Slovaquie est avec vous", a en revanche tweeté le Premier ministre slovaque Eduard Heger. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré que son pays "ne sera pas le premier à livrer des avions de combat" mais répondrait "positivement" si d'autres ouvraient la voie.

Route encore longue et difficile

Adhésion à l'Union européenne. Au-delà de la question des armes, Volodymyr Zelensky a profité de sa visite à Bruxelles pour soulever la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Il a ainsi réitéré le souhait que son pays, qui a obtenu en juin le statut de candidat à l'UE, puisse entamer des négociations d'adhésion cette année. Si Charles Michel et Ursula von der Leyen ont souligné les progrès "impressionnants" de Kiev dans la mise en œuvre de réformes, ils ont reconnu que la route vers l'intégration serait longue et difficile. 

Mise en garde. Du côté de la Russie, la visite de Volodymyr Zelensky à ses partenaires européens a provoqué la colère du Kremlin. Le porte-parole Dmitri Peskov a ainsi mis en garde contre "un engagement croissant de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de la France dans le conflit". "La frontière entre engagement indirect et direct disparaît peu à peu. On ne peut que le regretter", a-t-il dit.


A.B. avec AFP

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