Dans une interview au Figaro, le président ukrainien a assuré que la confiance avec son homologue français était "réelle aujourd'hui".
"Je crois qu'il a changé", a déclaré Volodymyr Zelensky.
Emmanuel Macron a parfois été accusé de ne pas être à la pointe du soutien à Kiev.

"Je crois qu'il a changé. Et qu'il a changé pour de vrai cette fois". En pleine mini-tournée en Europe, Volodymyr Zelensky est revenu, dans une interview au Figaro, sur sa vision d'Emmanuel Macron avec qui les relations n'ont pas toujours été au beau fixe. Alors que le président français a parfois été accusé de ne pas être à la pointe du soutien à l'Ukraine, le dirigeant ukrainien a estimé que la confiance était "réelle aujourd'hui".

"Après tout, c'est lui qui a ouvert la porte aux livraisons de chars. Il a aussi soutenu la candidature de l'Ukraine dans l'UE. Je crois que c'était un vrai signal", a estimé le président ukrainien qui se rend ce jeudi au sommet des Vingt-Sept à Bruxelles en compagnie, justement, du président français avec qui il a longuement échangé la veille après une visite à Londres.

Changement d'attitude ?

"Nous avons eu énormément de conversations avec la France, l'Allemagne et les autres pays. Je crois que la confiance est réelle aujourd'hui", s'est-il félicité dans le quotidien. Le président français a été critiqué en Ukraine et dans les pays européens de l'Est pour avoir à plusieurs reprises déclaré qu'il ne fallait "pas humilier la Russie" et pour avoir parlé au président russe Vladimir Poutine à des dizaines de reprises depuis le début de l'invasion russe il y a presque un an. Paris avait aussi été accusé de traîner les pieds pour les livraisons d'armes à Kiev.

Mais début janvier, l'Hexagone a accéléré son soutien en indiquant son intention de livrer des blindés AMX-10 RC à l'Ukraine, entraînant chez les autres alliés occidentaux du pays des annonces de livraisons de chars, notamment les Leopard de fabrication allemande. Début février, Paris a encore annoncé la livraison de 12 nouveaux canons Caesar, très appréciés des forces ukrainiennes, après 18 déjà livrés. 

Sur le dossier des livraisons d'avions de combat à Kiev, si la France conserve une position prudente, elle se dit "pas opposée" à la cession de telles armes à l'Ukraine, ce qui représentait auparavant une ligne rouge. Une position qui se rapproche de celle de la Grande-Bretagne, l'un des plus grands soutiens de Kiev avec les États-Unis. Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a ainsi assuré que les livraisons d'avions de chasse à l'Ukraine faisaient "partie des discussions" avec Volodymyr Zelensky. 


A.B. avec AFP

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