Plus de trois mois après son attaque surprise sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, le Hamas a jugé, dimanche 21 janvier, son assaut sans précédent "nécessaire".
Dans un communiqué, l'organisation terroriste a nié avoir visé des civils, si ce n'est "par accident, et au cours de confrontations avec les forces d'occupation".
Et ce, malgré les 1140 personnes tuées, principalement des civils.

Le Hamas justifie l'attaque du 7 octobre en Israël. Plus de trois mois se sont écoulés depuis l'offensive massive surprise déclenchée par le mouvement islamiste palestinien. Cet assaut sans précédent sur le sol israélien a entraîné la mort d'environ 1140 personnes, en majorité des civils, et quelque 250 autres ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza. En représailles, l'État hébreu a juré "d'anéantir" l'organisation terroriste. Depuis, Tsahal pilonne l'enclave palestinienne et y mène des opérations militaires intensives, où le bilan humain aurait dépassé les 25.000 morts au 107ᵉ jour de guerre.

Dans ce contexte, alors que la situation est "plus que catastrophique" à Gaza, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), le Hamas a affirmé, dimanche 21 janvier, que l'attaque du 7 octobre contre Israël était "une étape nécessaire" et une "réponse normale" face à "tous les complots israéliens contre le peuple palestinien".

Le Hamas reconnaît "des erreurs" dans le "chaos"

Dans ce document justifiant sur son agression, menée au petit matin sur le sol israélien, le mouvement qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 a nié avoir visé délibérément des civils, même si "des erreurs" ont pu être commises, "par accident, et au cours de confrontations avec les forces d'occupation", dans le "chaos" autour de la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

En réaction aux affirmations du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, selon qui l'État hébreu doit "s'assurer que Gaza ne constituera plus une menace", ce qui "contredit la demande de souveraineté palestinienne", le Hamas a exigé "l'arrêt immédiat de l'agression israélienne". "Nous rejetons catégoriquement tout projet international ou israélien visant à décider de l'avenir de la bande de Gaza", qui appartient au seul peuple palestinien, a dénoncé le Hamas, alors que les États-Unis et l'Europe plaident en faveur d'une solution à deux États, à laquelle s'oppose le gouvernement israélien.


Y.R.

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