Une première livraison de carburant est arrivée vendredi dans la bande de Gaza après le feu vert donné par Israël.
Dans l'hôpital al-Shifa, pris d'assaut mercredi par l'armée israélienne, la situation est "catastrophique" pour les patients, les déplacés et les soignants.
Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Livraison de carburant dans Gaza. Une première livraison de carburant est arrivée vendredi dans la bande de Gaza après le feu vert donné par Israël, afin de mettre fin à la suspension des télécommunications qui bloque l'acheminement de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé. Israël avait autorisé peu avant, à la demande des États-Unis, l'entrée de deux camions de carburant chaque jour dans la bande de Gaza, où les pénuries de carburant, nécessaire pour alimenter les générateurs, ont mis hors service de nombreux hôpitaux et mis à l'arrêt les télécommunications ainsi que les livraisons d'aide humanitaire. La majeure partie de l'électricité du territoire était, avant même le début de la guerre le 7 octobre, très largement dépendante de l'essence pour alimenter ses générateurs. La pénurie a atteint ces derniers jours un niveau dramatique. Depuis des semaines, l'ONU réclame la livraison massive de carburant dans la bande de Gaza, en particulier pour permettre aux hôpitaux de fonctionner et aux camions transportant l'aide humanitaire de circuler. 

Risque de famine. Pour le deuxième jour consécutif, aucune aide humanitaire n'a pu entrer dans la bande de Gaza via le terminal de Rafah en Égypte, a affirmé l'ONU, ses véhicules étant immobilisés par manque d'essence. Israël a ensuite indiqué que le cabinet de guerre avait autorisé l'entrée quotidienne de deux camions de carburant. Selon un responsable américain, ils devraient commencer à être acheminés ce samedi. La population du petit territoire, prise au piège de la guerre déclenchée par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, est confrontée "à un risque immédiat de famine", a averti le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies. Dans la bande de Gaza, l'un des derniers entrepôts de blé du territoire palestinien a notamment été lourdement endommagé par les bombardements israéliens et le pain, aliment de base pour les habitants, devient une denrée de plus en plus rare. 

Catastrophe à l'hôpital. Dans l'hôpital al-Shifa, le plus grand du territoire pris d'assaut mercredi par l'armée israélienne, la situation est "catastrophique" pour les patients, les déplacés et les soignants qui s'y entassent sans électricité "ni eau, ni nourriture", a affirmé à l'AFP son directeur, le docteur Mohammed Abou Salmiya. Selon l'ONU, 2300 personnes se trouvent actuellement dans l'enceinte de cet hôpital. L'armée israélienne, dont les chars encerclent toujours l'hôpital, a indiqué à l'AFP qu'elle continuait à fouiller l'immense complexe abritant, selon elle, un repaire du Hamas installé notamment dans un réseau de tunnels, ce que le mouvement islamiste dément.

Vendredi, l'armée israélienne a annoncé avoir retrouvé le corps de Noa Marciano, une soldate de 19 ans otage du Hamas, en fouillant un bâtiment adjacent à l'hôpital al-Shifa. Le mouvement islamiste avait affirmé lundi qu'elle avait été tuée dans des bombardements israéliens.

"Tout être humain est sacré"

Une marche des familles d'otages. Des familles de victimes israéliennes de l'attaque d'ampleur du Hamas du 7 octobre ont rencontré vendredi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré vendredi leur avocat qui souhaite que la juridiction émette des mandats d'arrêt contre les dirigeants du groupe islamiste. "L'enquête avance", a assuré à l'AFP Me François Zimeray à l'issue de la rencontre, deux semaines après qu'il a soumis à Karim Khan un dossier au nom de neuf familles de victimes israéliennes. Elles souhaitent que le Hamas soit poursuivi pour crimes de guerre et génocide, et que la CPI émette un mandat d'arrêt international contre ses dirigeants. En Israël, 1200 personnes ont été tuées depuis le 7 octobre, en majorité des civils massacrés le jour de l'attaque du Hamas, d'une violence et d'une ampleur inédites depuis la création d'Israël en 1948. Plus de 240 personnes ont été prises en otage.

Une centaine de proches d'otages, leurs portraits imprimés sur des tee-shirts noirs, ont entamé vendredi une marche de 63 kilomètres de Tel-Aviv à Jérusalem, qui s'échelonnera durant cinq jours, jusqu'au bureau du Premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Entretiens avec le pape. Le pape François rencontrera séparément mercredi des familles d'otages israéliens retenus à Gaza et des proches de Palestiniens vivant dans ce territoire, a annoncé vendredi le Vatican. Le souverain pontife de 86 ans souhaite exprimer "sa proximité spirituelle avec les souffrances de chacun" à l'occasion de ces entretiens qui se tiendront en marge de l'audience générale du mercredi, a indiqué son porte-parole Matteo Bruni, en évoquant "la nature purement humanitaire de ces rencontres". Dimanche, le pape avait souligné que "tout être humain, qu'il soit chrétien, juif, musulman, de n'importe quel peuple et religion, tout être humain est sacré, précieux aux yeux de Dieu et a le droit de vivre dans la paix", a rappelé son porte-parole. 


A. LG avec AFP

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