Pourquoi la libération du deuxième groupe d'otages aux mains du Hamas a été "retardée" ?

par M.G
Publié le 25 novembre 2023 à 20h00, mis à jour le 25 novembre 2023 à 20h33

Source : TF1 Info

Alors que tout semblait ficelé, la libération du 2e groupe d'otages détenus par le Hamas a finalement été "retardée" ce samedi.
Le groupe islamiste palestinien accuse d'Israël de manquements dans l'accord de trêve signé quelques jours plus tôt.
L'État hébreu dément et pourrait rompre l'accord à minuit (23h, heure française) si les otages n'étaient pas relâchés.

Un coup de théâtre qui plonge encore un peu plus les familles dans la stupeur. Ce samedi, la libération du deuxième groupe d'otages israéliens qui sont aux mains du Hamas a été "retardée" au dernier moment. Pourtant,  en ce 2e jour de trêve, tout a longtemps semblé se dérouler selon le programme avec l'annonce du transfert des détenus concernés aux membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) aux environs de 17h. Mais quelques minutes plus tard, l'armée israélienne a annoncé que l'échange de ces otages contre plusieurs prisonniers palestiniens était finalement suspendu. "Le Hamas serait en train de bloquer le transfert des otages. À l'heure où nous parlons, il y a un problème, le Hamas ne tient pas parole", a annoncé le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole de Tsahal, sur LCI. 

Israël n'a "pas respecté" l'accord, selon le Hamas

De son côté, le Hamas a confirmé l'information, affirmant reporter la libération des civils israéliens jusqu'à ce que le gouvernement de Benyamin Nétanyahou "respecte l'accord" signé dans le cadre de cette trêve de quatre jours. Les brigades Ezzedine al-Qassam réclament notamment l'entrée de davantage de "camions d'aide humanitaire dans le nord de la bande de Gaza" et le respect des "critères de sélection" pour la libération des prisonniers palestiniens. "Israël n'a pas violé l'accord", ont réfuté auprès de l'AFP des responsables israéliens.

Le déroulé exact des faits – comme le nombre exact d'otages qui devaient être libérés (certaines sources avancent 13 personnes, d'autres parlent de 14) - reste encore flou. "Après la remise au CICR du deuxième groupe" d'otages, le convoi aurait été "arrêté à Khan Younès", dans le sud de la bande de Gaza, "et n'a pas pu partir vers Rafah", le point de passage vers l'Égypte, a rapporté une source proche du Hamas à l'AFP. Au contraire, l'État hébreu garanti que les otages n'avaient pas encore été confiés au (CICR) au moment de la volte-face du Hamas. 

Toujours est-il que ce qui est, pour le moment, un contre-temps que tentent de résoudre notamment le Qatar et l'Egypte, ajoute une dose de tension supplémentaire dans une situation particulièrement tendue. Et le temps presse. En effet, si le deuxième groupe d'otages n'est pas libéré avant minuit heure locale (23h, heure française), Israël menace de rompre l’accord. Néanmoins, des motifs d'espoir existent. Selon The Guardian et Haaretz, qui relayent des sources proches des discussions, l'Égypte et le Qatar font le forcing pour permettre aux différentes parties de trouver un terrain d'entente dans la soirée et permettre, de ce fait, la libération de ce deuxième groupe d'otages aux mains du groupe islamiste palestinien. Pour le plus grand soulagement des 50.000 Israéliens massés sur l'esplanade qui fait face au Musée d’Art de Tel-Aviv, désormais surnommée "place des Otages".


M.G

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