Paris a assuré "soutenir" la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur Karim Khan a réclamé, lundi 20 mai, des mandats d'arrêt contre des leaders du Hamas et des dirigeants hébreu.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est visé pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés commis à Gaza.
Le Quai d'Orsay a dit avoir alerté depuis plusieurs mois "sur le caractère inacceptable des pertes civiles" depuis la réplique militaire israélienne.

Des réactions internationales contrastées. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a réclamé, lundi 20 mai, des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, son ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés commis dans la bande de Gaza. Alors que le président américain, Joe Biden, a jugé "scandaleuse" la demande visant les dirigeants de l'État hébreu, balayant l'accusation de "génocide" dans l'enclave palestinienne, la France a affirmé son soutien à la juridiction pénale basée à La Haye, aux Pays-Bas.

"La France soutient la Cour pénale internationale, son indépendance, et la lutte contre l'impunité dans toutes les situations", a écrit dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères en réaction à cette demande de mandats d'arrêt, qui ciblent aussi trois hauts dirigeants du Hamas.

"La France a condamné dès le 7 octobre les massacres antisémites perpétrés par le Hamas. Ce groupe terroriste a revendiqué des attaques barbares dirigées contre des civils, accompagnées d'actes de torture et de violences sexuelles qu'il a lui-même documentés, y compris en les diffusant et en les célébrant", a poursuivi le Quai d'Orsay.

Benyamin Nétanyahou : un criminel de guerre pour la CPI ?Source : TF1 Info

À propos d'Israël, "la France alerte depuis de nombreux mois sur l'impératif de respect strict du droit international humanitaire et notamment sur le caractère inacceptable des pertes civiles dans la bande de Gaza et d'un accès humanitaire insuffisant", a ajouté Paris. Et de souligner qu'une "solution politique durable" est la "seule" voie pour "rétablir un horizon de paix" au Proche-Orient. 


Y.R. avec AFP

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