Israël combat le Hamas sans relâche, Gaza "à genoux"... Le point sur la situation au Proche-Orient

par Y.R. avec AFP
Publié le 11 décembre 2023 à 7h56, mis à jour le 11 décembre 2023 à 8h32

Source : TF1 Info

L'armée israélienne, qui combat le Hamas au sol à Gaza, continue, lundi 11 décembre, de bombarder les positions du mouvement islamiste dans l'enclave palestinienne.
Le groupe terroriste, qui n'est pas décidé à "déposer les armes", comme le demande Benyamin Nétanyahou, menace de ne libérer plus aucun otage "sans négociation".
Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Raids aériens et intenses combats à Gaza. Pilonnée massivement depuis le 7 octobre, la bande de Gaza est le théâtre sanglant, lundi 11 décembre, de puissantes frappes israéliennes et de combats "acharnés" avec le Hamas, principalement autour de la ville Khan Younès, nouvel épicentre de la guerre situé dans la pointe sud de l'enclave palestinienne. Tsahal, qui a fait état de combattants ennemis qui "émergent des tunnels", "disposent des explosifs" et tirent au "lance-roquettes", a par ailleurs annoncé avoir "éliminé" Emad Krikae, désigné comme le commandant de l'unité "Shejaiya Battalion". 

Pas de nouvelle libération d'otages "sans négociation". L'intensité des combats entre Israël et le Hamas a grimpé d'un cran supplémentaire, la nuit dernière, après les nouvelles menaces du mouvement islamiste palestinien. Abou Obeida, le porte-parole des Brigades al-Qassam, la branche armée du groupe terroriste, a fait savoir qu'aucun otage ne sortira "vivant" de Gaza "sans un échange et une négociation, et sans répondre (à ses) exigences". Quelque 240 personnes ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza, le 7 octobre dernier, et 137 y sont encore captives.

"Rendez-vous, maintenant !" Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a appelé, dimanche 10 décembre, les combattants du Hamas à se rendre sans délai, affirmant enregistrer des redditions, sans toutefois apporter de preuves. "Ils déposent les armes et se rendent à nos soldats héroïques. Cela prendra du temps. La guerre se poursuit, mais c'est le début de la fin", a-t-il affirmé dans un communiqué. "Je dis aux terroristes du Hamas : c'est la fin. Ne mourez pas pour (Yahya) Sinouar (le chef du Hamas, qualifié de "mort en sursis" par Israël, ndlr). Rendez-vous, maintenant !"

Des allégations que rejettent le mouvement islamiste palestinien. Ses combattants continuent d'affronter les soldats israéliens et à tirer des roquettes sur Israël - pour la plupart interceptées par le "Dôme de Fer", le système de défense antimissile d'Israël.

Plus de 100 soldats de Tsahal morts à Gaza

Plus de 100 soldats israéliens tués dans l'enclave. Plus de 100 soldats israéliens ont perdu la vie depuis le début de la guerre en cours dans la bande de Gaza. L'armée israéliennes a dévoilé l'identité de trois de ses membres tués dans les combats, deux jours après la publication des noms de cinq autres victimes de l'opération de ratissage sur le territoire palestinien. Interrogée par l'AFP, Tsahal a précisé que 101 soldats avaient été tués jusqu'à présent. 

Offensive terrestre à Gaza : et si Israël inondait les tunnels du Hamas ?Source : JT 20h Semaine

Israël appelle les Gazaouis à se rendre dans des "zones sûres". D'après l'ONU, 1,9 million de personnes ont été déplacées par la guerre, soit 85% de la population de l'enclave. Tandis que, sur place, les bombardements réduisent en ruines des quartiers entiers, l'armée israélienne a demandé aux civils de se rendre dans des "zones sûres". "Une déclaration unilatérale d'une puissance occupante selon laquelle des terres sans infrastructures, nourriture, eau, soins de santé (...) sont des 'zones sûres' ne signifie pas qu'elles le soient", s'est insurgée la Coordinatrice des opérations humanitaires de l'ONU pour les Territoires palestiniens, Lynn Hastings, dont le visa n'a pas été renouvelé par Tel-Aviv.

Le système de santé est "à genoux" à Gaza. Alors que la population civile est acculée dans un périmètre de plus en plus exigu autour de Rafah, ville transformée en gigantesque camp à la frontière avec l'Égypte, l'inquiétude continue de croître. Le Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a adopté par consensus une résolution réclamant une aide humanitaire immédiate pour Gaza, où les médecins sont confrontés à des conditions de travail "inimaginables". À l'ouverture de cette session extraordinaire à Genève, en Suisse, le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a alerté sur l'effondrement du système de santé du territoire palestinien, le déclarant "à genoux". Selon lui, seuls 14 hôpitaux sur 36 fonctionnent avec une capacité réduite et seuls 1400 des 3500 lits d’hôpitaux sont encore disponibles.

L'Assemblée de l'ONU se saisit de la situation à Gaza. Après l'échec du Conseil de sécurité de l'ONU à voter un "cessez-le-feu humanitaire immédiat", Washington bloquant la résolution avec son veto, l'Assemblée générale va se réunir, mardi 12 décembre, pour lever le blocage. Cette réunion, qui aura lieu dans l'après-midi, a été réclamé par les représentants de l'Organisation de la coopération islamique et du groupe arabe. Selon des sources diplomatiques, l'Assemblée générale, dont les résolutions ne sont pas contraignantes, pourrait se prononcer sur un texte, dont le projet a été vu par l'AFP, reprenant en grande partie la résolution rejetée. Celui-ci "exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat". Il réclame également la protection des civils, l'accès humanitaire, et la libération "immédiate et inconditionnelle" de tous les otages.


Y.R. avec AFP

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