VIDÉO - En Israël, les proches des otages investissent le Parlement : "Ça ne peut pas continuer comme ça !"

Publié le 22 janvier 2024 à 18h17

Source : TF1 Info

Munies de pancartes et de photos des leurs qui sont toujours détenus par le Hamas, des familles israéliennes ont interrompu une réunion de la commission des finances de la Knesset ce lundi.
"Le Premier ministre a dit qu'il n'y aurait pas d'accord, de quel droit ne négocie-t-il pas ?", s’est emporté l’un des manifestants.
Benjamin Netanyahou a "catégoriquement" rejeté les "conditions" du Hamas la veille.

Les membres de la sécurité n’ont pas pu les arrêter. Des dizaines de familles d’Israéliens retenus par le Hamas depuis trois mois et demi sont venus crier leur colère au Parlement ce lundi 22 janvier. Munis de pancartes et de photos de leurs proches, ils ont fait irruption en pleine réunion de la commission des finances de la Knesset. Immortalisée par leurs smartphones, la séquence a également été diffusée sur la chaîne officielle de l’institution qui retransmettait les débats.

S'il s'agissait de votre famille, qu'auriez-vous fait ?
Un manifestant devant la Knesset

"Ça ne peut pas continuer comme ça, sachez que cela ne peut pas continuer comme ça, vous restez assis ici pendant que nos enfants meurent là-bas", s’est indigné un manifestant tandis que le groupe martelait "Tout le monde et maintenant !", demandant au gouvernement d’agir pour le retour de tous les otages. "Nous essayons d’attirer l’attention. Nous avons été oubliés au milieu des problèmes sans fin du pays et c’est le problème le plus urgent, au-dessus de tous les autres", insiste Aviram Meir, oncle d’un otage auprès de Times of Israel. "Si les otages ne sont pas libérés, la crise entre les corps du gouvernement et les citoyens va s’empirer", prévient-il.

"S'il s'agissait de votre famille, qu'auriez-vous fait ? J'ai besoin de mon frère, vous comprenez ? Maintenant", lance un manifestant dans les vidéos partagées en ligne. "Des civils sont en train de mourir à Gaza et vous continuez vos réunions. Vous n'y mettez pas un terme et n'utilisez pas les petits outils dont dispose la Knesset pour ordonner au gouvernement d'arrêter. C'est cela votre programme, continuer comme si de rien n'était ? Tout ce que les familles obtiennent, ce sont des bons pour la cantine de la Knesset, ajoute un autre. Comment se fait-il que cela continue ? Vous acquiescez d'un ton sombre, il y a des vidéos du bureau du porte-parole de la Knesset avec une musique triste. Le Premier ministre a dit qu'il n'y aurait pas d'accord, de quel droit ne négocie-t-il pas ?"

De nouvelles négociations en cours ?

Les familles des otages ciblent particulièrement le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Une manifestation a eu lieu devant sa résidence officielle dans la nuit de dimanche à lundi pour réclamer un accord sur leur libération, alors que la contestation du gouvernement s’intensifie en Israël. Selon le Wall Street Journal, les États-Unis, le Qatar et l'Égypte, déjà médiateurs d'une trêve en novembre qui a permis à 105 personnes de recouvrer la liberté, tentent de négocier la libération des otages en échange d'un retrait israélien de Gaza. 

Le Premier ministre israélien Netanyahu a "catégoriquement" rejeté dimanche les "conditions" du Hamas, et reste sourd aux appels internationaux qui se multiplient pour une trêve humanitaire et un règlement à deux États pour l'après-guerre. Près de 130 personnes sont encore détenues par le Hamas, selon Israël.


La rédaction de TF1info avec AFP

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