Au moins 40 personnes ont été tuées dimanche soir dans le sud de la bande de Gaza après un bombardement israélien, selon la Défense civile palestinienne.
La présidence palestinienne parle d’un "atroce massacre" et accuse Israël d'avoir "délibérément visé" des civils.
Tsahal indique de son côté avoir touché "un complexe du Hamas dans lequel opéraient d’importants terroristes".

Nouveau week-end sous tension dans la bande de Gaza. Alors que l’armée israélienne multiplie depuis le 7 mai les opérations pour détruire les derniers bataillons du Hamas à Rafah, une frappe en particulier trouve un écho dans la presse internationale ce lundi. Les autorités palestiniennes évoquent des dizaines de morts parmi les civils, Tsahal dit "avoir connaissance d'informations selon lesquelles plusieurs civils dans la zone ont été blessés".

Combien de victimes ?

La présidence palestinienne parle d’un "atroce massacre" dans un communiqué relayé par l'AFP. Le Croissant-Rouge palestinien a été le premier à réagir, assurant avoir transporté "un grand nombre de martyrs et de blessés" dimanche soir près du siège des Nations unies, au nord-ouest de Rafah. Selon la Défense civile, 40 personnes ont été tuées et 65 blessées.

Quelle cible ?

Des responsables palestiniens affirment qu’un camp de personnes déplacées de Barkasat, géré par l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, a été "délibérément visé". Le Croissant-Rouge palestinien accuse lui Israël d’avoir "ciblé les tentes de personnes déplacées". 

Alors que la présidence palestinienne dénonce "un défi à toutes les résolutions internationales", Tsahal dit avoir agi "contre des cibles légitimes au regard du droit international, grâce à l'utilisation de munitions précises et sur la base de renseignements précis". L’armée israélienne précise que l’un de ses avions "a frappé un complexe du Hamas dans lequel opéraient d’importants terroristes" de l’organisation, dont deux responsables du mouvement en Cisjordanie, Yacine Rabia et Khaled Nagar. 

Action menée en représailles

Des frappes dans d'autres zones de Rafah ont également été signalées dimanche en fin de journée. À Tel-Aviv et dans le centre d'Israël, des sirènes d'alerte ont retenti dimanche après-midi pour la première fois depuis des mois. L'armée israélienne a fait état de huit roquettes tirées depuis Rafah, et a dit avoir bombardé cette ville en riposte. La Cour internationale de justice avait ordonné à Israël de suspendre ses opérations dans ce secteur essentiel à l'entrée de l'aide humanitaire.

Amnesty demande une enquête sur d’autres frappes

L’ONG Amnesty International demande à la CPI d’ouvrir une enquête pour "crimes de guerre" après trois frappes aériennes israéliennes dans le centre et le sud de la bande de Gaza en avril. Une quarantaine de civils palestiniens, dont 32 enfants, avaient été tués. Dans les trois cas, l'organisation "n'a trouvé aucune preuve de la présence de cibles militaires dans ou autour des lieux ciblés par l'armée israélienne", indique-t-elle, ajoutant ne pas avoir encore reçu de réponses à ses questions de l'armée israélienne.


D.D.F. avec AFP

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