La trêve entre Israël et le Hamas entre dans son dernier jour, lundi 27 novembre, avec l'espoir qu'elle se prolonge au-delà.
La veille, un nouvel échange entre des otages retenus par le mouvement islamiste et des prisonniers palestiniens a eu lieu.
Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Dernier jour prévu de la trêve. Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui a permis la libération d'otages, de prisonniers et une aide d'urgence dans la bande de Gaza entre, lundi 27 novembre, dans sa quatrième et dernière journée, sur fond de pourparlers pour la prolonger. La nuit dernière, le mouvement islamiste armé palestinien a affirmé, dans un communiqué, "chercher à prolonger la trêve au-delà de ses quatre jours" dans le but "d'augmenter le nombre de prisonniers libérés" comme prévu dans l'accord. Selon une source proche du Hamas à l'AFP, le groupe classé comme terroriste par l'Union européenne et les États-Unis "a informé les médiateurs" être favorable à une prolongation de "deux à quatre jours"

Une disposition de l'accord permet sa reconduction pour relâcher quotidiennement une dizaine d'otages entre les mains du Hamas dans la bande de Gaza, en échange de la libération d'une trentaine de prisonniers palestiniens écroués en Israël. 

Une trêve jusqu'à la libération de "tous les otages". C'est le souhait de la France, alors que le Hamas a libéré une cinquantaine d'otages depuis vendredi 24 novembre, en échange de 150 prisonniers palestiniens détenus en Israël. "Nous demandons la libération de nos otages et de tous les otages", a lancé, dimanche 26 novembre, sur BFMTV, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna. "Il serait bon, utile et nécessaire que la trêve soit prolongée à cette fin", a-t-elle ajouté, assurant avoir "bon espoir" que des otages français soient libérés. Huit ressortissants français sont toujours portés disparus, dont "une partie" est retenue en otage, selon sa diplomatie, sans certitude quant au sort des autres.

Washington souhaite une poursuite de la trêve. Alors que la trêve de quatre jours convenue entre Israël et le Hamas doit prendre fin lundi, le président américain, Joe Biden, a dit espérer qu'elle puisse se poursuivre "au-delà de demain (lundi, ndlr)". "C'est mon objectif et notre objectif de faire en sorte que cette pause se poursuive au-delà de demain afin que nous puissions voir d'autres otages relâchés et plus d'aide humanitaire" acheminée dans la bande de Gaza, a-t-il indiqué depuis le Massachusetts.

Abigail, 4 ans, orpheline et libérée. Parmi les 39 otages libérés depuis vendredi en vertu de l'accord pour une trêve - plus 24 otages hors accord, en majorité des Thaïlandais qui travaillaient en Israël -, figure une fillette de 4 ans possédant la nationalité américaine. Prénommée Abigail, elle est devenue orpheline lors de l'attaque sans précédent de commandos du Hamas en territoire israélien le 7 octobre. "Elle a subi un traumatisme terrible", a expliqué le président américain, Joe Biden, après que celle-ci a vu ses parents mourir sous ses yeux. "Elle n'a plus de parents, mais elle a tout un pays qui la serre dans ses bras", a assuré le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. "Nous allons bien prendre soin d'elle."

Rien ne nous arrêtera
Benyamin Nétanyahou, Premier ministre israélien

Israël continuera "jusqu'à la victoire". Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui doit demander lundi à son exécutif un budget "de guerre" de 30 milliards de shekels (7,3 milliards d'euros), a appelé dimanche à la "victoire" lors du premier déplacement d'un gouvernement d'Israël à Gaza depuis son retrait unilatéral de ce territoire palestinien en 2005. "On continue jusqu'à la fin, jusqu'à la victoire. Rien ne nous arrêtera", a lancé le dirigeant de l'État hébreu à des militaires israéliens, selon une vidéo postée par son cabinet. Et de conclure : "Nous avons trois buts dans cette guerre : éliminer le Hamas, faire revenir tous les nôtres enlevés et faire en sorte que Gaza ne devienne pas à nouveau une menace pour Israël."

Un haut chef militaire du Hamas tué avant la trêve. La branche armée du Hamas a annoncé dimanche la mort du commandant militaire des brigades al-Qassamdu, dans le nord de Gaza, Ahmed al-Ghandour, et de quatre autres cadres, au cours de l'offensive israélienne dans l'enclave palestinienne. Membre du Conseil militaire du mouvement islamiste, il était considéré comme un "terroriste" par les autorités américaines depuis 2017. Il était accusé d'être impliqué dans une attaque contre Tsahal en 2006 au point de passage de Kerem Shalom, à l'extrême sud du territoire palestinien.

La situation humanitaire reste "dangereuse" dans Gaza. Si la trêve a offert un répit aux Gazaouis, sur place les besoins demeurent "sans précédent", a affirmé dimanche l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). Depuis vendredi, 248 camions chargés d'aide ont pu entrer dans la bande de Gaza, selon l'ONU. "Nous devrions envoyer 200 camions par jour pendant au moins deux mois pour répondre aux besoins", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'Unrwa, Adnan Abou Hasna, précisant qu'il n'y avait "ni eau potable, ni nourriture" dans certains secteurs de l'enclave palestinienne.


Y.R. avec AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info