Une "protection symbolique" : la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris accordée aux otages du Hamas

par T.A. avec AFP
Publié le 8 février 2024 à 17h41

Source : JT 13h Semaine

Les quelque 135 otages toujours détenus par le Hamas ont reçu ce jeudi la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris.
Une "protection symbolique", estime la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo.
Depuis fin janvier, les portraits des otages français sont affichés devant l'Hôtel de Ville de la capitale.

Un geste de soutien aux quelque 135 otages toujours détenus à Gaza. La maire (PS) de Paris Anne Hidalgo vient d'annoncer que la citoyenneté d'honneur de la Ville serait attribuée aux disparus qui restent aux mains du Hamas dans la bande de Gaza, quatre mois après l'attaque terroriste sur le sol hébreu le 7 octobre dernier. Cette "protection symbolique" de la "ville des droits humains", selon les mots de la socialiste, leur a été accordée à titre collectif à la quasi-unanimité des élus parisiens, moins une abstention.

Cette distinction honorifique a été créée en 2001. Plusieurs grandes figures ou organisations ont déjà été saluées par l'attribution de la citoyenneté d'honneur. Elle a notamment été donnée à des opposants politiques, des militants des droits de l'homme ou des journalistes de régimes autoritaires. Ces dernières années, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo en 2015, la ville de Kiev en 2022 ou le peuple du Haut-Karabakh fin 2023 en ont aussi bénéficié.

Un hommage aux civils palestiniens tués par la guerre bientôt rendu par la mairie

"Chaque jour de captivité supplémentaire réduit malheureusement les chances de survie des otages", a déclaré l'édile, lors du vote de cette mesure dans l'hémicycle du Conseil de Paris, en présence de cinq membres de familles d'otages et de l'ambassadrice d'Israël. Si la trêve d'une semaine négociée fin novembre entre Israël et le Hamas a permis la libération de 110 otages, "il en reste 135 encore détenus dans la bande de Gaza", a par ailleurs rappelé Anne Hidalgo.

Depuis fin janvier, de larges cubes affichant les portraits des trois otages français encore détenus par le mouvement islamiste et du bébé Kfir Bibas, la plus jeune des personnes capturées lors de l'attaque, ornent deux entrées de l'Hôtel de Ville. Si "personne ne peut remettre en cause le droit d'Israël à exister", l'élue socialiste a aussi redit son "souhait qu'une solution politique à deux États soit négociée". Un hommage aux civils palestiniens "qui meurent sous les bombardements incessants" sera par ailleurs prochainement rendu dans la capitale, promet la maire de Paris.

Mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a rendu un hommage national aux victimes françaises de l'attaque du 7 octobre en Israël. Plus de 1100 personnes sont décédées dans ces attentats, dont 42 Français.


T.A. avec AFP

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