Indignation dans le monde après la mort d'une centaine de personnes lors d'une distribution d'aide à Gaza

par JB avec AFP
Publié le 1 mars 2024 à 8h06

Source : TF1 Info

Après la mort de plus de 110 personnes lors d'une distribution d'aide à Gaza, les appels à cessez-le-feu se multiplient.
Emmanuel Macron a exprimé sa "profonde indignation".
La Maison Blanche a dit exiger "des réponses" de la part de son allié israélien.

Les images ont provoqué un tollé à travers le monde. De nombreux dirigeants se sont exprimés après le drame survenu lors d'une distribution d'aide alimentaire dans la bande de Gaza, jeudi 29 février. Des tirs israéliens sur une foule affamée et une vaste bousculade pendant une distribution d'aide y a provoqué la mort de plus de 110 personnes, selon le Hamas. Depuis, les condamnations internationales se multiplient pour réclamer des explications ou appeler au cessez-le-feu.

Sur X, Emmanuel Macron a écrit dans la nuit de jeudi à vendredi sa "profonde indignation" : "J'exprime ma plus ferme réprobation envers ces tirs et demande la vérité, la justice et le respect du droit international", a-t-il déclaré, ajoutant : "Un cessez-le-feu doit être mis en place immédiatement." Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence jeudi soir, son porte-parole Stéphane Dujarric refusant de trancher entre les différents récits du drame : "Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. Mais que ces gens aient été tués par des tirs israéliens, qu'ils aient été écrasés par la foule, ou renversés par des camions, ce sont des actes de violence, d'une certaine manière, liés à ce conflit." Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a quant à lui "condamné" l'incident.

Les États-Unis réclament des réponses de la part d'Israël

"Priver les gens de l'aide humanitaire constitue une violation grave" du droit humanitaire international, a martelé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, qui a dénoncé "un carnage". Les condamnations sont également venues de partout en Europe, comme de Berlin qui a intimé à l'armée israélienne de "s'assurer (...) que la distribution de l'aide humanitaire puisse se faire". Rome a évoqué des "morts tragiques à Gaza (qui) appellent à un cessez-le-feu immédiat", tandis que Madrid a jugé "inacceptable" le drame de jeudi.

Aux États-Unis, la Maison Blanche a qualifié d'"épisode tragique et alarmant" l'incident de jeudi. Le porte-parole du Département d'État Matthew Miller a affirmé : "Nous sommes en contact avec le gouvernement israélien depuis tôt ce matin et comprenons qu'une enquête est en cours. Nous suivrons cette enquête de près et nous ferons pression pour obtenir des réponses." Jeudi déjà, Joe Biden avait dit que le drame compliquerait les négociations pour une nouvelle trêve initialement espérée pour la semaine prochaine.

Plusieurs pays arabes du Golfe ont, eux aussi, dénoncé les tirs de l'armée israélienne, comme les Émirats arabes unis, le Koweït, l'Arabie saoudite qui a "condamné fermement et dénoncé la prise pour cible de civils sans défense", ou encore le Qatar qui a mentionné un "massacre odieux".


JB avec AFP

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