Mort d'un commandant du Hamas, bombardements sur Gaza... Le point sur la situation au Proche-Orient

par A. Lo.
Publié le 1 novembre 2023 à 7h55

Source : JT 20h Semaine

Dans la soirée du 31 octobre, l'armée israélienne a affirmé avoir tué un commandant du Hamas.
Celui-ci se trouvait dans le camp de réfugiés de Jabalya, à Gaza, qui a également été bombardé.
Selon le Hamas, la frappe a fait "plus de 50" morts et des centaines de blessés, aggravant un peu plus le nombre de civils morts à Gaza depuis le 7 octobre.
Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Le bombardement par l'armée israélienne du plus grand camp de réfugiés de la bande de Gaza a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas. Survenu ce mardi 31 octobre, il a été confirmé par Tsahal qui a précisé que cette frappe visait un commandant du Hamas, Ibrahim Biari. Présenté comme un des responsables de l'attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël, il aurait bien été tué dans ce bombardement.

Gaza, "un cimetière pour des milliers d'enfants"

Cette nouvelle frappe israélienne, qui survient malgré les appels à épargner les civils, alourdit un peu plus le bilan de victimes de ces bombardements à Gaza. Selon le ministère de la Santé du Hamas, au mardi 31 octobre, 8525 personnes, dont 3542 enfants et 2187 femmes, ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre avec Israël, lancé en représailles des attaques du 7 octobre. Le précédent bilan publié la veille faisait état de 8306 morts.

La bande de Gaza est devenue "un cimetière pour des milliers d'enfants", ont d'ailleurs déploré les Nations unies, qui craignent que d'autres ne meurent de déshydratation. "Nos craintes les plus vives de voir le nombre d'enfants tués se transformer en dizaines, puis en centaines, et enfin en milliers, se sont réalisées en l'espace de quinze jours", a déploré James Elder, porte-parole de l'Unicef, dans un communiqué.

Dans la soirée, le ministère français des Affaires étrangères a d'ailleurs annoncé dans un communiqué que "deux enfants de nationalité française se trouvant dans le nord de la bande de Gaza" étaient décédés. Leur mère, de nationalité française, "aurait elle-même été blessée, de même que son troisième enfant".

Pour autant, les affrontements entre l'armée israélienne et le Hamas ne cessent pas. Tsahal a fait état ce mardi 31 octobre, de "combats féroces" dans la bande de Gaza. "Nos forces sont engagées dans des combats féroces contre les terroristes du Hamas en profondeur dans la bande de Gaza", a-t-elle dit dans un communiqué. La mort de deux militaires a été annoncée plus tard dans la journée. De son côté, la branche militaire du Hamas a déclaré avoir ciblé "deux blindés" avec des obus anti-char. Ses combattants auraient également "anéanti" une force israélienne en lui tendant une embuscade dans un bâtiment dans le nord du territoire.

Des otages, libérés "dans les prochains jours"

Parallèlement, les négociations pour la libération des otages se poursuivent. Le porte-parole de la branche militaire du Hamas a ainsi affirmé que le mouvement islamiste palestinien allait libérer "dans les prochains jours" des otages étrangers. Dans un nouveau point de situation, l'armée israélienne a indiqué que 240 personnes seraient retenues en otage par le Hamas. Une de plus que lors du dernier bilan fourni par Tsahal. 

À Paris, une dizaine de familles d'otages franco-israéliens se sont réunies pour se "faire entendre". Elles ont été reçues à l'Assemblée nationale, avant de tenir une conférence de presse depuis l'Hôtel de ville de Paris. Lors de cette prise de parole, les familles ont réclamé "une libération immédiate, sans conditions, de tous les otages".

En France également, le gouvernement a fait état d'une multiplication des actes antisémites depuis le début du conflit suite à l'attaque du Hamas. Des étoiles de David ont notamment été découvertes sur des façades de Saint-Ouen, Saint-Denis et Paris. Selon le porte-parole du gouvernement, "plus de 800 faits d'actes antisémites ont été recensés depuis le 7 octobre". Face à ces actes, condamnés "avec la plus grande fermeté"par la Première ministre Elisabeth Borne, l'exécutif "ne laisser(a) rien passer", a assuré la cheffe du gouvernement.


A. Lo.

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