Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza, blessés évacués... Le point sur la situation au Proche-Orient

par C.S avec AFP
Publié le 2 novembre 2023 à 7h58

Source : TF1 Info

Le service de presse du gouvernement du Hamas a fait état, dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles "frappes israéliennes massives".
Mercredi, des centaines de blessés palestiniens et des étrangers ont été évacués de la bande de Gaza.
Voici les principales informations de ces dernières 24 heures.

Des frappes israéliennes "massives".  Le service de presse du gouvernement du Hamas a fait état dans la nuit de mercredi à jeudi de nouvelles "frappes israéliennes massives" dans le quartier de Tal al-Hawa, à l'ouest de la ville de Gaza, évoquant un nombre non précisé de victimes. 

Mercredi, le ministère de la Santé du Hamas avait annoncé qu'un bombardement de l'armée israélienne avait tué "des dizaines" de personnes dans le camp de Jabaliya, dans la bande de Gaza, déjà visé la veille par une frappe meurtrière. Selon ce ministère, il y a eu "des dizaines de martyrs et de blessés dans un bombardement" mercredi par l'armée israélienne. La défense civile du territoire palestinien dirigé par le Hamas a souligné que ce nouveau bombardement avait "tué des familles entières" dans ce camp, qui est le plus grand de la bande de Gaza, et compte 116.000 habitants. De son côté, l'armée israélienne a affirmé avoir éliminé le chef de l'unité anti-tanks du Hamas, Muhammad Atzar, dans ses frappes sur le camp.

Des possibles "crimes de guerre". Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a estimé que les bombardements de mercredi "pourraient être des crimes de guerre".  "Compte tenu du nombre élevé de victimes civiles et de l'ampleur des destructions consécutives aux frappes aériennes israéliennes sur le camp de réfugiés de Jabaliya, nous craignons sérieusement qu'il s'agisse d'attaques disproportionnées qui pourraient être des crimes de guerre", a écrit le Haut-Commissariat dans un message sur X, anciennement Twitter.

Des blessés et étrangers évacués. Soixante-seize blessés palestiniens à bord d'ambulances et 335 étrangers et binationaux à bord de bus ont été évacués mercredi de Gaza vers l'Égypte, via le terminal de Rafah, une première depuis le début de la guerre, selon un responsable égyptien. Parmi les étrangers évacués, figurent des Italiens et des Français. Les cinq Français évacués sont des humanitaires, dont quatre de Médecins sans Frontières (MSF). Le terminal de Rafah sera de nouveau ouvert ce jeudi, selon une source de sécurité égyptienne.

Mais malgré ses évacuations, plus de 20.000 blessés restent à Gaza, "avec un accès limité aux soins de santé en raison du siège et des bombardements constants" de l'armée israélienne, a précisé l'organisation humanitaire, dans un communiqué. 

Joe Biden appelle "à une pause" dans la guerre.  Au cours d'une réunion à caractère politique sur le conflit entre Israël et le Hamas, Joe Biden s'est dit favorable mercredi à une "pause" afin de permettre aux "prisonniers" de quitter l'enclave. "Je pense qu'il faut une pause. Une pause cela signifie donner du temps pour sortir les prisonniers", a dit le démocrate de 80 ans.

La Maison-Blanche, interrogée sur ces propos, a par la suite précisé que par "prisonniers", le président faisait référence aux otages du mouvement islamiste Hamas. "Je suis celui qui a convaincu Bibi (ndlr : le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou) d'appeler à un cessez-le-feu pour faire sortir les prisonniers. Je suis celui qui a parlé (au président égyptien) Sissi pour le convaincre d'ouvrir la porte", à savoir le point de passage de Rafah au sud de la bande de Gaza, s'est-il encore défendu.

Les avertissements du ministre de la Défense israélien.  Alors que le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a promis la "victoire" contre le Hamas, le mouvement islamiste a le choix entre "mourir ou se rendre sans condition", a par ailleurs martelé mercredi le ministre de la Défense, Yoav Gallant.


C.S avec AFP

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