L'attaque du Hamas, la plus meurtrière pour des Français depuis l'attentat de Nice en 2016

par M.L
Publié le 23 octobre 2023 à 17h08

Source : TF1 Info

Emmanuel Macron va se rendre mardi en Israël, au cœur d'une guerre meurtrière depuis l'assaut sanglant du Hamas, le 7 octobre dernier.
Jamais autant de Français n'avaient péri dans une attaque terroriste depuis l'attentat de Nice, en 2016.
Selon le dernier bilan, 30 Français ont perdu la vie et sept autres sont toujours portés disparus.

Depuis sept ans, jamais une telle tragédie n'avait frappé des ressortissants français. À la veille de la venue d'Emmanuel Macron à Tel-Aviv mardi, l'Élysée rappelle que l'offensive sans précédent du Hamas contre l'État hébreu le 7 octobre dernier est l'attaque terroriste la plus meurtrière touchant des Français depuis l'attentat de Nice, le 14 juillet 2016. Selon le dernier bilan des autorités, 30 ressortissants ont été tués dans cette offensive sanglante du groupe islamiste palestinien, le bilan le plus lourd depuis l'attentat au camion survenue sur la promenade des Anglais, qui avait fait 86 morts et des centaines de blessés.

Quelques jours après l'offensive du Hamas, alors que le bilan du gouvernement faisait alors encore état de 13 Français tués, le président avait déjà souligné qu'il s'agissait d'une tragédie d'une ampleur inédite depuis l'attentat de 2016. "Nous sommes aussi liés à Israël par la douleur du deuil. À cette heure, 13 de nos compatriotes sont morts lors de ces attaques. Jamais, depuis l’attentat de Nice en 2016, autant de Français n’ont été assassinés par des terroristes. Et ce sont tous les Français, qui ce soir les pleurent", avait alors déclaré le chef de l'État, lors d'une allocution télévisée dédiée à la situation au Moyen-Orient.

Le bilan s'est depuis alourdi à 30 morts, tandis que l'on dénombre également sept disparus, "dont au moins une Française prise en otage", a indiqué une source diplomatique vendredi. Mia Shem, une jeune Franco-Israélienne de 21 ans, est apparue dans une vidéo diffusée le 16 octobre par le Hamas, une première depuis l'attaque. "Pour les six autres, il y a une présomption de prise en otage mais sans certitude", avait souligné Emmanuel Macron. 

Le chef de l'État avait répété vendredi qu'il se rendrait au Proche-Orient s'il parvenait à "obtenir des éléments utiles" pour la région grâce à ce voyage. Il a alors cité, parmi ces éléments, la "sécurité d’Israël", la "lutte contre les groupes terroristes", la non-escalade du conflit et la reprise d'un "processus politique" vers une solution à deux États, israélien et palestinien. Avant lui, le président américain Joe Biden, le chancelier allemand Olaf Scholz, le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni se sont déjà rendus en Israël.


M.L

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