Guerre en Ukraine : pour les civils, la fuite ou le chaos

Pour la première fois, Joe Biden accuse Vladimir Poutine de "génocide" en Ukraine

Aurélie Loek
Publié le 13 avril 2022 à 7h45
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Source : TF1 Info

Dans la nuit de mardi à mercredi, le président américain a accusé son homologue russe Vladimir Poutine de mener un "génocide" en Ukraine.
Jusque-là, ce terme avait été employé par le chef d'État ukrainien Volodymyr Zelensky, mais jamais par l'administration américaine.

Sans attendre les résultats des enquêtes internationales, le président américain s'est rangé du côté de son homologue ukrainien. Dans la nuit de mardi à mercredi, Joe Biden a pour la première fois accusé Vladimir Poutine de mener un "génocide" en Ukraine. Si jusque-là ce mot avait été utilisé par Volodymyr Zelensky, les autres pays s'étaient montrés plus prudents sur son emploi.

"Oui, j'ai appelé ça un génocide", a finalement assumé Joe Biden, confirmant sa position à des journalistes lors d'un déplacement dans l'Iowa, quelques heures après avoir évoqué ce terme lors d'un discours consacré à la lutte contre l'inflation. 

Poutine essaie simplement d'effacer l'idée même de pouvoir être un Ukrainien

Le président américain Joe Biden

"Il est de plus en plus clair que Poutine essaie simplement d'effacer l'idée même de pouvoir être un Ukrainien", a développé le président américain. Si "les avocats, au niveau international", trancheront sur la qualification de génocide, "pour moi, cela y ressemble bien", a-t-il assuré.  

Affirmant que les "preuves s'accumulaient" concernant les "choses horribles qu'ont faites les Russes en Ukraine", le démocrate a prédit que le monde "en découvrirait encore davantage sur la dévastation". Face à cette prise de position, le président ukrainien a salué sur Twitter les "vrais mots d'un vrai leader", car "appeler les choses par leur nom est essentiel pour s'opposer au mal". Le président ukrainien a par ailleurs rappelé que son pays demandait toujours "en toute urgence plus d'armes lourdes".

Car sur le terrain, la situation continue de se dégrader. À Marioupol, ville coupée du monde et bombardée depuis plus de 40 jours, entre 20 et 22.000 personnes auraient été tuées, estimait mardi Pavlo Kirilenko, gouverneur ukrainien de la région de Donetsk, lors d'un entretien avec la chaîne de télévision américaine CNN. Il a admis qu'il était toutefois "difficile d'évoquer un nombre de victimes", la ville faisant l'objet d'un blocus.

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Le bilan pourtant s'alourdit, notamment autour de Kiev. Dans la banlieue est, les corps de six personnes tuées par balles ont été retrouvés dans un sous-sol, selon le Parquet général ukrainien. Ces victimes se sont ajoutées aux centaines d'autres retrouvés ces deux dernières semaines dans les environs de la capitale. 

Si aucun chiffre officiel récent des victimes civiles n'est disponible, il dépasserait probablement la dizaine de milliers de morts. De son côté, Vladimir Poutine, dont le pays nie toute exaction en Ukraine, a qualifié mardi de "fake" (fausses) les informations accusant ses soldats d'avoir massacré des centaines de civils à Boutcha.


Aurélie Loek

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