Des Challenger et Leopard, promis à Kiev au début de l'année, sont arrivés sur le sol ukrainien.
Kiev a par ailleurs annoncé avoir abattu dans la nuit des drones iraniens, utilisés par la Russie dans le nord et le nord-est.
Retour sur les faits marquants de ces dernières 24 heures.

C'était une promesse. C'est désormais une réalité. Les premiers chars lourds britanniques et allemands sont arrivés en Ukraine, à temps pour l'offensive de printemps que prévoient les forces de Kiev. Dans un message publié lundi sur Facebook, le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a annoncé que "des Challengers britanniques, des Strykers et des Cougars américains et des Marders allemands" se sont "ajoutés aux unités ukrainiennes". Il a également publié une photo de ces véhicules, sans préciser le jour où ils sont arrivés. 

Une porte-parole du ministère ukrainien, Iryna Zolotar, a confirmé à l'AFP que les tanks Challenger "se trouvaient déjà en Ukraine", sans en donner le nombre exact. "Nos chars sont arrivés comme promis et ponctuellement entre les mains de nos amis ukrainiens", a déclaré le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, dans un communiqué. "Je suis sûr qu'ils pourront faire la différence sur le terrain."

Des drones abattus par Kiev

Drones abattus. Selon un message Telegram publié dans la nuit de lundi à mardi par l’armée de l’air ukrainienne, "l’ennemi a utilisé treize drones kamikazes Shahed-136/131 et un drone de reconnaissance" pour attaquer l’Ukraine. Kiev déclare avoir abattu douze de ces drones de fabrication iranienne, ainsi que le drone de reconnaissance. Selon l’armée de l’air, ces attaques ont été menées depuis le nord et le sud-est.

Des pilotes formés par Londres. Le Royaume-Uni avait également annoncé début février qu'il formerait des pilotes de chasse ukrainiens, ouvrant la porte à terme à la fourniture d'avions aux normes de l'Otan. Les Occidentaux considèrent que l'Ukraine a le droit de se défendre, mais certains sont réticents à livrer des armes qui provoqueraient une escalade du conflit en permettant à l'Ukraine de frapper la Russie. La Slovaquie a livré récemment quatre MiG-29 à l'Ukraine et la Pologne a promis de faire de même.

Moscou menace encore d'un recours à l'arme nucléaire

La Russie déploie des armes nucléaires. À Moscou, le porte-parole du Kremlin a affirmé lundi que Moscou ne changerait pas son projet de déployer en Biélorussie des armes nucléaires tactiques, malgré les critiques occidentales. "Bien entendu, une telle réaction ne pourra pas avoir d'impact sur les plans de la Russie", a déclaré à la presse Dmitri Peskov. Les États-Unis ont, eux, réaffirmé n'avoir aucune raison de penser que la Russie se préparerait à utiliser l'arme nucléaire, tout en condamnant l'annonce russe. "C'est l'un des derniers exemples en date de la rhétorique nucléaire irresponsable que nous avons constaté de la part de la Russie", a déclaré un porte-parole du département d'État. "Aucun autre pays n'a évoqué la possibilité d'une utilisation de l'arme nucléaire dans ce conflit", a-t-il ajouté, rappelant qu'"aucun pays (n'avait) menacé la Russie" ou "le président Poutine".

Sloviansk endeuillée. Des missiles russes se sont abattus lundi sur la ville de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, tuant deux personnes dans leur voiture, blessant plus de 30 autres et détruisant des immeubles, selon la police et les autorités locales. Dans l'après-midi, une casquette maculée de sang reposait dans la rue à côté d'une voiture dont le siège avant était couvert de sang et de bris de glace, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Rencontre entre Zelensky et le chef de l'AIEA

Zaporijia. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré lundi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, qui doit se rendre cette semaine dans la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par les forces russes. "Sans le retrait immédiat des troupes et du personnel russes de la centrale nucléaire de Zaporijia et des territoires adjacents, toute initiative visant à rétablir la sûreté et la sécurité nucléaires est vouée à l'échec", a déclaré le chef de l'État au chef de l'AIEA, selon un communiqué de la présidence.

Dmitry Svirgunov, plus connu sous son nom de scène Dima Nova, est mort après être tombé dans la Volga le 19 mars dernier. Le DJ russe d'électro pop, célèbre pour avoir fondé en 2012 le groupe Cream Soda mais aussi pour avoir régulièrement critiqué Vladimir Poutine dans ses chansons, était âgé de 35 ans.

Emmanuel Macron va réunir mardi à l'Élysée les industriels de la défense. Au moment où les manifestants contre la réforme des retraites seront dans la rue, le chef de l'État doit recevoir en début d'après-midi neuf grands patrons, dont Nicolas Chamussy (Nexter), Eric Trappier (Dassault Aviation), Pierre-Eric Pommellet (Naval Group). Face au conflit mené par la Russie en Ukraine et à la nécessité d'envoyer toujours plus d'armes à Kiev, le président avait appelé en juin à passer à une "économie de guerre", c'est-à-dire permettre à l'industrie de défense de monter en puissance. Objectif : produire davantage et plus rapidement, également pour préparer l'armée française en cas de conflit majeur.


T.G.

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