L'ancien chef du gouvernement italien a défendu Vladimir Poutine en jugeant qu'il s'était "retrouvé dans une situation difficile".
Le président russe aurait été "poussé" à la guerre par sa population et son entourage.
Suite au tollé, Silvio Berlusconi a assuré que la guerre était "injustifiable".

Le retour de Silvio Berlusconi, à 85 ans, dans le monde politique ne se fait pas sans fracas. Le patron de Forza Italia, sur le devant de la scène, en s'alliant pour les législatives italiennes à deux partis d'extrême-droite, a expliqué jeudi soir dans une émission politique de la télévision publique Rai que le chef du Kremlin avait été "poussé" par sa population et son entourage à envahir l'Ukraine.

"Remplacer le gouvernement Zelensky"

"Poutine s'est retrouvé dans une situation vraiment difficile et dramatique", a assuré celui qui s'était rendu avec le président russe en Crimée après l'annexion de la province ukrainienne par Moscou en 2014. Selon Silvio Berlusconi, la guerre aurait été décidée suite à l'appel au secours d'"une mission des deux républiques pro-russes du Donbass" et aurait été ensuite poussé "par la population russe, par son parti, par ses ministres". 

"Une mission des deux républiques pro-russes du Donbass est allée à Moscou, a parlé avec tout le monde, les radios, la presse, la télévision, avec les gens du parti (de Poutine), les ministres du parti, et puis est allée le voir en délégation pour lui dire : 'Zelensky a intensifié les attaques des forces ukrainiennes contre nos forces sur nos frontières. Nous sommes maintenant à 16.000 morts. S'il vous plaît, défendez-nous parce que si vous ne le faites pas, nous ne savons pas ce qui va se passer'", a-t-il ainsi raconté.

Selon lui, l'opération qui a ensuite été engagé n'aurait pas dû durer. "Les troupes russes devaient entrer et en une semaine rallier Kiev, remplacer le gouvernement Zelensky par un gouvernement de personnes décentes et en une semaine repartir", a encore indiqué l'ancien chef du gouvernement italien.

Cette réécriture des événements, servant la propagande russe, a déclenché un tollé, conduisant celui qui est surnommé il Cavaliere de revenir sur son récit. Il a estimé que ses propos avaient été "extrapolés et simplifiés". Évoquant une guerre "injustifiable", il a affirmé son soutien à l'Otan, à l'UE et aux États-Unis.


A. Lo.

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