Ukraine : plus de sept mois de guerre

Ukraine : Amnesty International regrette la "colère" provoquée par son rapport

Laetitia A.D.
Publié le 7 août 2022 à 18h03
JT Perso

Source : TF1 Info

Amnesty International affirme ce dimanche regretter la "colère" déclenchée par son rapport sur l'Ukraine.
L'ONG a reproché aux forces armées ukrainiennes de mettre en danger des civils.
Amnesty International maintient toujours ses conclusions, malgré la colère de Kiev.

Réaction de l'ONG après la polémique. Amnesty international a expliqué ce dimanche 07 août regretter la "colère" déclenchée par son rapport sur l'Ukraine. L'ONG avait reproché aux forces armées ukrainiennes de mettre en danger des civils. Le rapport avait alors provoqué la colère de Kiev.  Le président Volodymyr Zelensky était allé jusqu'à accuser l'ONG de "tenter d'amnistier l'État terroriste" russe, en mettant "la victime et l'agresseur d'une certaine manière sur un pied d'égalité"

La publication de ce rapport avait en outre entraîné la démission de la responsable d'Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokaltchouk, reprochant au rapport publié le 4 août d'avoir sans le vouloir servi "la propagande russe". Amnesty International continue aujourd'hui de maintenir les conclusions de son rapport.

Pour Amnesty, "la priorité est de veiller à ce que les civils soient protégés"

Dans son rapport publié au terme d'une enquête de quatre mois, Amnesty a accusé l'armée ukrainienne d'établir des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et de lancer des attaques depuis des zones peuplées. Une tactique qui viole selon elle le droit humanitaire international.

"Amnesty international regrette profondément le désarroi et la colère que notre communiqué de presse sur les tactiques de combat dans l'armée ukrainienne a provoqué", a déclaré ce dimanche l'ONG. Elle rappelle que sa priorité "dans ce conflit comme dans tout autre, est de veiller à ce que les civils soient protégés". 

"C'était notre seul objectif lorsque nous avons publié ce dernier rapport de recherche", poursuit Amnesty, "si nous maintenons pleinement nos conclusions, nous regrettons la douleur causée". "Les lois de la guerre existent en partie pour protéger les civils, et c'est pour cette raison qu'Amnesty International exhorte les gouvernements à les respecter", a poursuivi l'ONG.

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"Cela ne signifie pas qu'Amnesty International tient les forces ukrainiennes pour responsables des violations commises par les forces russes, ni que l'armée ukrainienne ne prend pas les précautions nécessaires ailleurs dans le pays", poursuit l'ONG, "rien de ce que nous avons documenté sur les agissements des forces ukrainiennes ne justifie en aucune façon les violations commises par les Russes".

"La Russie est seule responsable des violations qu'elle a commises contre les civils ukrainiens", insiste Amnesty, affirmant que sa priorité "sera toujours de veiller à ce que la vie et les droits fondamentaux des civils soient protégés pendant les conflits".


Laetitia A.D.

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