Pétrole russe : pour Moscou, des revenus réduits d'un tiers en l'espace d'un an

par TD
Publié le 21 décembre 2023 à 17h16

Source : JT 13h Semaine

Dans un communiqué commun, les membres du G7, de l'UE ainsi que l'Australie ont évoqué la baisse des recettes russes liées au pétrole.
En 2023, ces dernières auraient ainsi diminué d'un tiers par rapport à l'an passé.
Une conséquence des trains de sanctions décidées suite à l'invasion de l'Ukraine.

Acteur majeur sur le marché des hydrocarbures, la Russie compte sur ses exportations pour financer le conflit en Ukraine et continuer à faire tourner son économie de guerre. 

Les ventes de pétrole russe ne seraient toutefois pas au beau fixe, si l'on en croit un récent communiqué signé conjointement par les pays du G7, l'UE et l'Australie. Les revenus russes tirés des ventes d'or noir et des pétroliers réduits ont chuté d'un tiers au cours de l'année 2023, en comparaison avec 2022. 

Une pression maintenue sur Moscou

"Les recettes fiscales russes provenant des exportations de pétrole et de produits pétroliers – la principale source de revenus de la Russie – ont été inférieures de 32% entre janvier et novembre 2023 à celles de la même période l'année dernière", peut-on lire dans le communiqué. Une réduction qui fait écho à celle évoquée en juin par les autorités américaines : à l'époque, Washington faisait savoir que sur les cinq premiers mois de l'année, la diminution des revenus liés au pétrole s'établissait autour de 50%.

Ces résultats moins bons que l'an passé sont présentés comme une conséquence directe des sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie. En particulier, le mécanisme de plafonnement du prix décidé sur le pétrole russe, fixé à 60 dollars maximum le baril lorsqu'il est acheté par des membres de la coalition (Canada, Union Européenne, Australie, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis). Si la Russie a diversifié ses exportations et ne compte plus autant que par le passé sur ces différents pays, "les prix du pétrole oscillent depuis quelques mois dans une fourchette comprise entre 75 et 85 dollars le baril", rappelle La Tribune ; d'où un manque à gagner certain pour Moscou.

Au sein de la coalition, les échanges se poursuivent afin de réfléchir aux manières de maintenir sous pression l'économie de la Russie. Les États-Unis ont notamment ciblé un gestionnaire de navires (SUN Ship Management) appartenant au gouvernement russe, ainsi qu'une série de négociants en pétrole. Des sanctions qui illustrent, dixit un représentant du Trésor américain, l'engagement à faire "respecter les principes de la politique de plafonnement des prix, qui visent à soutenir les objectifs de soutien aux marchés énergétiques stables tout en réduisant les revenus russes destinés à financer sa guerre contre l'Ukraine".


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