La Lituanie a annoncé ce vendredi que les pays de l'Otan frontaliers de la Russie voulaient construire une "muraille de drones" pour se protéger de leur voisin.
Une technologie qui servirait à "protéger" ces États "contre les provocations de pays hostiles et d'empêcher la contrebande", selon Vilnius.

Des dizaines de drones pour sécuriser les frontières des pays de l'Otan voisins de la Russie. À l'issue d'une réunion entre les ministres de l'Intérieur des trois pays baltes, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, mais aussi de la Pologne, de la Finlande et de la Norvège, la représentante lituanienne Agne Bilotaite a annoncé la mise en place d'une "muraille de drones", qui pourra "s'étendre de la Norvège à la Pologne". "Il s'agit d'une chose complètement nouvelle, a insisté la responsable. L'objectif est d'utiliser des drones et d'autres technologies pour protéger nos frontières."

Des drones armés jusqu'à quel point ?

Comment pourraient se matérialiser ce dispositif ? "Il ne s'agit pas seulement d'infrastructures physiques, de systèmes de surveillance, mais aussi de drones et d'autres technologies, qui nous permettraient de nous protéger contre les provocations de pays hostiles et d'empêcher la contrebande", a détaillé Agne Bilotaite. Selon elle, des drones pourraient intercepter des engins ennemis grâce à leur installation à la frontière. D'après Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire et spécialiste en aéronautique, "plusieurs possibilités" sont sur la table pour construire cette "muraille". 

"Cela peut ressembler à ce qu'on fait déjà avec des drones français, qui font des allers-retours vers les frontières, développe l'expert, interrogé ce vendredi soir sur le plateau de LCI. Ça, c'est de la surveillance. Ça permet de repérer avec un grand préavis un amassement de troupes ou des armes qui vont être envoyées, par exemple." Une méthode qui permettrait de n'avoir usage qu'en dernier recours à des avions de chasse, dont l'usage est bien plus onéreux qu'un simple drone. Dans tous les cas, une question centrale se pose : à quel point ces machines seraient-elles armées ? Les doter de munitions "permettrait de réagir instantanément s'il y avait un amassement de troupes qui se formait près de la frontière", poursuit ainsi Xavier Tytelman. 

La Lituanie n'a pour le moment pas donné de calendrier pour ce projet, approuvé en raison des préoccupations actuelles en matière de sécurité dans la région, dans le contexte de la guerre que livre la Russie en Ukraine.  


T.A. avec AFP

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