Ukraine : une guerre partie pour durer

Guerre en Ukraine : 1730 militaires ukrainiens d'Azovstal se sont rendus, selon Moscou

L.C. avec l'AFP
Publié le 19 mai 2022 à 12h36
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Source : TF1 Info

Au 85e jour du conflit, le ministère russe de la Défense annonce que 1730 soldats ukrainiens, retranchés dans le complexe métallurgique Azovstal à Marioupol, se sont rendus.
Selon les dirigeants prorusses, il revient désormais au "tribunal" de décider du sort des "criminels de guerre" et des "nationalistes".

Après plusieurs semaines de combats sans répit, 1730 militaires ukrainiens retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol se seraient rendus aux forces russes, selon Moscou. Ces dernières 24 heures, "771 combattants du régiment nationaliste Azov se sont rendus sur le site sidérurgique d'Azovstal à Marioupol", portant à 1730 le nombre de paramilitaires faits "prisonniers" depuis le 16 mai, indique le ministère russe de la Défense, ce jeudi 19 mai, dans un communiqué.

Pour prouver leur fait d'arme, les hommes de Vladimir Poutine ont diffusé plusieurs images, dont une courte vidéo montrant plusieurs militaires sortant d'Azovstal et se faisant contrôler par des soldats russes avant de monter dans des bus. Parmi eux, certains sont visiblement blessés, d'autres marchent avec des béquilles.

Des "criminels de guerre" et des "nationalistes"

Ces militaires étaient retranchés depuis plusieurs semaines dans les galeries souterraines de l'immense aciérie d’Azovstal, devenant un symbole international de la résistance à l'offensive russe lancée le 24 février. Mercredi, alors que 959 soldats s'étaient déjà rendus, le dirigeant séparatiste prorusse Denis Pouchiline indiquait qu'il restait encore un millier de militaires terrés dans les tunnels du site industriel, un chiffre annoncé par Kiev la semaine passée. D'après lui, les commandants et les combattants "de haut rang du régiment Azov n'étaient pas encore sortis".

Pour limiter les pertes, les autorités ukrainiennes veulent organiser un échange de prisonniers de guerre, ce que les Russes refusent pour le moment. Moscou a indiqué à maintes reprises qu'elle considérait au moins une partie d'entre eux non pas comme des soldats, mais comme des combattants néonazis. Selon Denis Pouchiline, il revient désormais au "tribunal" de décider du sort des "criminels de guerre" et des "nationalistes".

La prise totale de Marioupol, sur la mer d'Azov, constituerait une avancée importante pour la Russie. Elle lui permettrait de relier par voie terrestre la péninsule de Crimée (sud), que Moscou a annexée en 2014, aux parties du Donbass déjà aux mains de séparatistes prorusses.


L.C. avec l'AFP

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