Deux jours après la fin du coup de force avorté d'Evguéni Prigojine en Russie, Vladimir Poutine s'est félicité lundi d'avoir "évité une effusion de sang".
De leur côté, les États-Unis ont fermement nié se trouver derrière cette rébellion.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

La Russie a évité d'en arriver à une "issue fratricide". Dans un discours très attendu, prononcé en fin de journée ce lundi, Vladimir Poutine s'est félicité d'avoir échappé à un bain de sang lors du coup de force du groupe Wagner. "Dès le début des événements, des mesures ont été prises sur mes instructions directes afin d’éviter une grande effusion de sang", a affirmé le président russe. "Je vous remercie (les Russes) pour votre résilience, votre unité et votre patriotisme. Cette solidarité citoyenne a montré que tout chantage [...] est voué à l'échec", a-t-il ajouté.

Vers un engagement des membres de la milice dans l'armée régulière. En parallèle, le chef d'État a proposé aux "combattants de Wagner qui n’ont pas participé à l’effusion de sang fratricide" de faire un choix : "poursuivre leur service en signant un contrat avec le ministère de la Défense, rentrer chez eux ou partir pour la Biélorussie", pays allié où leur patron Evguéni Prigojine doit s'exiler. 

Une réunion de crise au Kremlin. Dans la foulée de son allocution télévisée, Vladimir Poutine a réuni ses principaux responsables sécuritaires, à savoir le procureur général Igor Krasnov, le ministre de l'Intérieur Vladimir Kolokoltsev, le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, le directeur du FSB (service de sécurité) Alexandre Bortnikov, ou encore le chef de la Garde nationale Viktor Zolotov. "Je vous ai réunis pour vous remercier du travail accompli pendant ces quelques jours et pour discuter de la situation", a-t-il notamment déclaré. 

Les États-Unis rejettent toute implication

Les États-Unis ne sont pas impliqués. De leur côté, les États-Unis ont fermement rejeté l'hypothèse selon laquelle ils auraient élaboré ou encouragé cette rébellion. L'ambassadrice, Lynne Tracy, et des responsables américains qui ont contacté l'ambassade russe à Washington, ont indiqué samedi que "les États-Unis [n'étaient] et ne seront pas impliqués" dans les événements ayant secoué la Russie, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie américaine Matthew Miller. Il a également estimé que les récents événements avaient démontré le risque pour certains pays, particulièrement en Afrique, de s'associer avec le groupe Wagner. "Le message que nous avons transmis à ces pays en public et en privé par le passé est qu'à chaque fois que Wagner entre dans un pays, mort et destruction s'ensuivent", a-t-il pointé. 

Une Russie fragilisée. Emmanuel Macron a, lui, choisi de botter en touche. "Ce sont des divisions internes, des manœuvres russo-russes", a-t-il estimé, au micro de TF1 et LCI. "Tout ça montre la fragilité qui s’est installée au cœur du pouvoir russe.[…] Je me garderai bien de faire des analyses définitives. La situation est très évolutive", continue le président français. 

Ce que je ressens, c'est merdique
Daria Kasatkina

Une joueuse de tennis se fait entendre. Si les joueurs et joueuses russes de tennis se sont souvent retrouvés au cœur de la controverse ces derniers mois, pour un certain manque d'engagement de leur part sur le sujet, Daria Kasatkina a fait part de son inquiétude face à la situation politique instable dans son pays. "Ce que je ressens, c'est merdique, honnêtement. Je ne vais pas le cacher", a-t-elle lâché lors de sa conférence de presse d'après-match, à la suite de sa victoire au premier tour du tournoi WTA d'Eastbourne sur l'Ukrainienne Anhelina Kalinina. 

"Ma famille, mes parents sont encore en Russie. Comme vous avez pu voir, ces derniers jours, ça a été un grand bordel là-bas aussi", a-t-elle affirmé, tout en soulignant que les Ukrainiens sont "dans une situation bien pire encore". "Je suis inquiète pour mes amis parce que mes meilleurs amis habitent à Voronezh, la ville où était entré le type avec son armée privée (Evguéni Prigojine et son groupe Wagner, ndlr)", a encore pointé la 11e joueuse mondiale. 

La contre-offensive ukrainienne suit son cours. Enfin, dans le camp d'en face, l'heure est à l'optimisme. Alors que la contre-offensive ukrainienne d'envergure se poursuit, Volodymyr Zelensky s'est réjoui de l'avancée de son armée. "Aujourd'hui, dans la région de Donetsk, à Zaporijia, nos guerriers ont avancé dans toutes les directions, et c'est un jour heureux", s'est félicité le dirigeant ukrainien, dans la nuit de lundi à mardi. 


M.G avec AFP

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