Hommage à un héros de guerre, tensions entre Wagner et le Kremlin... Le point sur la situation en Ukraine

par F.R avec AFP
Publié le 11 mars 2023 à 8h05

Source : JT 20h Semaine

L'Ukraine a rendu hommage à un héros de guerre, tombé à Bakhmout, en présence de Voldymyr Zelensky.
Tandis que la France et le Royaume-Uni ont renouvelé leur soutien à Kiev, Moscou affiche sa proximité avec Pékin.
TF1Info fait le point sur les événements marquants de ces dernières 24 heures.

Hommage. Des milliers de personnes ont rendu hommage, ce vendredi 10 mars à Kiev à "Da Vinci", un héros de guerre tué par les Russes lors de la bataille de Bakhmout, le point le plus chaud du front est de l'Ukraine. À cette occasion, le président Volodymyr Zelensky et la Première ministre finlandaise Sanna Marin ont fait une apparition surprise sur la place de l'Indépendance, dans le centre de la capitale.

Dmytro "Da Vinci" Kotsiubailo était un volontaire de 27 ans qui dirigeait un bataillon appelé les Da Vinci Wolves ("Les Loups de De Vinci"). Il avait pris les armes en 2014 pour combattre les séparatistes soutenus par Moscou dans l'est de l'Ukraine. Pour ses faits d'armes, "Da Vinci" était le plus jeune combattant à avoir reçu du président Zelensky, en décembre 2021, la médaille de héros de l'Ukraine, la plus haute distinction du pays.

Pékin et Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a adressé ses "sincères félicitations" à son "cher ami" Xi Jinping, réélu en Chine, et a loué le "renforcement" de leur coopération, sur fond de conflit en Ukraine. "La Russie apprécie grandement votre contribution personnelle au renforcement des relations de partenariat global et de coopération stratégique entre nos pays. Je suis sûr qu'en agissant ensemble, nous assurerons le développement d'une coopération russo-chinoise fructueuse dans plusieurs domaines", a notamment déclaré Vladimir Poutine, dans un message publié par le Kremlin. "Nous allons continuer de coordonner notre travail commun concernant les questions les plus importantes de l'agenda régional et international", a ajouté le président russe.

La France et le Royaume-Uni, "unis" pour la victoire de l'Ukraine

Diplomatie. Les États-Unis ont de leur côté accusé la Russie de chercher à déstabiliser la Moldavie, pays roumanophone de l'ex-Union soviétique, y compris via des manifestations, avec pour objectif d'y installer un gouvernement acquis à sa cause. "Nous pensons que la Russie cherche à affaiblir le gouvernement de Moldavie, certainement avec l'objectif final de voir une administration plus favorable" à la tête du pays, a dit John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain. 

La Moldavie, anciennement dans la zone d'influence de la Russie, est désormais dirigée par des autorités résolument pro-européennes, tout comme sa voisine l'Ukraine, qui lutte depuis plus d'un an contre l'invasion de son territoire par des troupes russes. Washington estime notamment que Moscou cherche à déstabiliser la Transnistrie, région séparatiste prorusse de Moldavie.

Guerre en Ukraine : avec les "ravitailleurs" du frontSource : TF1 Info

Alliance. Après des années de brouilles, alimentées par le Brexit, Emmanuel Macron et Rishi Sunak ont scellé un "nouveau départ" et une "nouvelle ambition" dans la relation franco-britannique. Les deux pays ont affiché leur volonté de continuer à aider militairement l'Ukraine, dont ils ont souhaité la victoire face à la Russie, et annoncé que la formation de militaires ukrainiens allait être coordonnée des deux côtés de la Manche. "Notre volonté est d'aider l'Ukraine à résister et à mener les contre-offensives qu'elle souhaite mener", a dit le président français. "Nous voulons que l'Ukraine remporte cette guerre et nous sommes tout à fait unis", a confirmé le Premier ministre britannique.

Tensions. La relation entre Evgueni Prigojine, le chef du groupe paramilitaire Wagner, et le Kremlin ne cesse de se détériorer. Dans un message posté sur Telegram, le leader de la milice, qui a affirmé plusieurs fois que la présidence russe ignore ses demandes de réapprovisionnement en armes, a expliqué que le Kremlin ne lui répondait désormais plus. "Pour que j'arrête de demander des munitions, on m'a coupé toutes les lignes pour appeler les bureaux, les ministères. Mais le plus dingue, c'est qu'ils ont aussi empêché les agences de prendre des décisions [sur les requêtes de Wagner]", a-t-il regretté. 

Les escrimeurs russes réintégrés aux JO 2024

Condamnation. La comité d'enquête russe a annoncé la condamnation à de lourdes peines de prison, par les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, de trois militaires ukrainiens qu'ils accusaient d'avoir commis des "violences envers des civils". Capturés pendant l'offensive russe en Ukraine, Viktor Pokhozeï, Maxime Boutkevitch et Vladislav Chel ont été reconnus coupables de "violence envers la population civile" et de "recours à des méthodes interdites lors d'un conflit armé", a indiqué dans un communiqué cette instance chargée des principales investigations en Russie. Également reconnus coupables de tentative d'assassinat sur plusieurs personnes, ils ont écopé de peines allant de 8 à 18 ans de réclusion.

Sport. Le monde de l'escrime a approuvé vendredi le retour en compétition des athlètes russes et biélorusses lors d'un congrès extraordinaire de la Fédération internationale d'escrime, à un an et demi des Jeux olympiques de Paris, une décision qui a provoqué la colère de l'Ukraine. Les tireurs russes et biélorusses pourront donc prendre part aux épreuves du circuit mondial, qualificatives pour les JO-2024, qui commencent début avril 2023 sans préjuger de leur participation à l'évènement. L'escrime devient ainsi le premier sport à réintégrer sous bannière neutre les athlètes en provenance des deux pays, un an après leur exclusion en raison de la guerre en Ukraine.


F.R avec AFP

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