Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : Renault suspend les activités de son usine à Moscou

Léa COUPAU avec AFP
Publié le 23 mars 2022 à 21h55
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Ce mercredi, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a appelé à un "boycott" mondial du constructeur français Renault, présent en Russie.
Dans la foulée, le groupe automobile a annoncé qu'il cessait les activités de son usine à Moscou.

Renault change son fusil d'épaule ? Ce mercredi 23 mars, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a appelé à un "boycott" mondial du constructeur automobile, en raison de "son refus de quitter la Russie". Sur Twitter, il a accusé l'entreprise française, dont la Russie est le deuxième marché, de "soutenir une guerre brutale d'agression".

Sous pression, le groupe a annoncé, dans la foulée, suspendre "à partir de ce jour" les "activités de l'usine Renault de Moscou" et évalue "les options possibles concernant sa participation" dans sa filiale russe AvtoVAZ. En conséquence, "Renault Group est contraint de revoir ses perspectives financières pour l’année 2022 avec une marge opérationnelle du Groupe de l'ordre 3 %", contre plus de 4 % précédemment, indique le constructeur dans un communiqué.

"Sponsor de la guerre de Poutine"

Sur Twitter, le ministre des Affaires étrangères avait auparavant appelé "les clients et les entreprises à travers le monde à boycotter le groupe Renault". Pour ce faire, il avait illustré son message avec un photo-montage montrant, d'un côté, le "positionnement du groupe Renault" et son slogan "Passion pour la vie" avec un client souriant et, de l'autre, la "position" du constructeur où un homme se tient devant une voiture détruite, derrière l'inscription "Sponsor de la guerre de Poutine".

Deux jours plus tôt, également sur Twitter, le ministre ukrainien accusait déjà l'entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson, connu notamment pour ses vaccins contre le Covid-19, de "faire des profits sanglants" en restant en Russie. Ses mots étaient tout aussi durs contre le groupe alimentaire Nestlé, le 17 mars, qui a décidé, ce mercredi, de réduire la vente de ses produits dans le pays.

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Ce mercredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exhorté, devant l'Assemblée Nationale, les entreprises françaises implantées en Russie à cesser de soutenir "la machine de guerre" russe. Parmi elles, il a cité, pêle-mêle, Renault, mais aussi Auchan ou Leroy Merlin. Cette dernière, via sa holding Adeo, a répondu via un communiqué qu'elle maintiendrait son activité dans le pays de Vladimir Poutine, par crainte "d'une faillite préméditée".


Léa COUPAU avec AFP

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