Ukraine : une guerre partie pour durer

Céréales bloquées en Ukraine : Moscou accuse l'Occident d'agir en "destructeur"

Julien Moreau avec AFP
Publié le 21 juin 2022 à 6h30
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les ministres des Affaires étrangères des pays européens étaient réunis ce lundi 20 juin pour parler de la question de la Russie.
L’UE a déclaré que la Russie commettait un véritable crime de guerre en bloquant des exportations de céréales ukrainiennes.

L'Union européenne a accusé ce lundi 20 juin la Russie de commettre un "véritable crime de guerre" en bloquant des exportations de céréales ukrainiennes. Une décision qui pourrait entraîner des conséquences dévastatrices à travers le monde, notamment l’aggravation de la menace de famine.

"Vingt millions de tonnes de blé restent bloquées en Ukraine. Cela crée la faim, voire la famine. Il s'agit d'une tentative délibérée d'utiliser l'alimentation comme une arme de guerre", a dénoncé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à l'issue d’une réunion regroupant tous les ministres des Affaires étrangères européens, ce lundi 20 juin. "La Russie doit cesser de jouer avec la faim dans le monde", a pour sa part averti la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna.

Les "actions destructrices" de l'Occident

En guise de réponse, la Russie a soutenu, ce lundi 20 juin, que la hausse du prix des céréales, qui fait craindre une crise alimentaire mondiale, était le résultat des actions "destructrices" de l'Occident, et non du blocage par Moscou des exportations d'Ukraine.

"Concernant la possibilité d'une famine, de plus en plus d'experts penchent vers un scenario pessimiste (...) C'est la faute des régimes occidentaux, qui agissent comme des provocateurs et des destructeurs", a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, sur Telegram.

Selon Maria Zakharova, l'Occident a fait des "erreurs systématiques" dans la planification de sa politique agricole et a provoqué une inflation mondiale avec des mécanismes financiers et monétaires "de courte vue" créés lors de la pandémie. Selon elle, la hausse des prix est aussi le résultat d'une politique de transition énergétique "mal pensée" par les pays d'Europe et d'Amérique du Nord, "notamment l'introduction forcée de biocarburants".


Julien Moreau avec AFP

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