Cessez-le-feu à Azovstal, sanctions sur le pétrole, avion de l'apocalypse... Le point sur la situation en Ukraine

RD
Publié le 5 mai 2022 à 6h34, mis à jour le 5 mai 2022 à 7h12

Source : JT 20h Semaine

La Russie a annoncé un cessez-le-feu sur l'aciérie Azovstal, et l'ouverture d'un couloir humanitaire pendant trois jours pour permettre l'évacuation de civils.
L'Union européenne a de son côté proposé un nouveau paquet de sanctions contre Moscou.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Alors que la guerre en Ukraine a commencé il y a maintenant dix semaines, Moscou continue de brandir la menace nucléaire. Le ministère de la Défense russe a annoncé ce mercredi soir avoir simulé des tirs de missiles à capacité nucléaire dans l'enclave russe de Kaliningrad, située entre la Pologne et la Lituanie. 

Ce jeudi 5 mai, au 71e jour de conflit, les combats continuent. Mais une trêve autour de l'aciérie de Marioupol pourrait être en vue.

La Russie annonce un cessez-le-feu unilatéral sur l’aciérie Azovstal. Moscou a annoncé mercredi soir que ses forces allaient cesser le feu sur l'aciérie Azovstal, dans le port ukrainien de Marioupol, et ouvrir un couloir humanitaire pendant trois jours à partir de ce jeudi. "Les forces armées russes vont ouvrir un couloir humanitaire de 8h à 18h heure de Moscou les 5, 6 et 7 mai à partir du site de l'usine métallurgique Azovstal pour évacuer des civils", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué, assurant que les civils ayant trouvé refuge dans l'usine seraient autorisés à gagner la Russie ou les territoires contrôlés par l’Ukraine. Selon Kiev, des centaines de militaires et de civils, dont des dizaines d'enfants, se trouvent toujours dans des galeries souterraines de ce site.

Cette annonce survient alors même que Moscou avait précédemment affirmé ne pas avoir lancé d'assaut contre l’immense site. Mercredi, le maire de Marioupol Vadim Boïtchenko a toutefois bien affirmé que de "violents combats" étaient en cours. Les troupes russes tentent de "détruire" les soldats ukrainiens retranchés à Azovstal, a de son côté indiqué dans la soirée l'armée ukrainienne.  

Zelensky appelle à "sauver" les blessés. Le président ukrainien a appelé mercredi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à aider à "sauver" les blessés se trouvant sur le site de l'aciérie d'Azovstal. "La vie des gens qui restent là-bas est en danger", a-t-il insisté lors d’un entretien téléphonique. Dans son message vidéo quotidien, Volodymyr Zelensky a par ailleurs précisé que 344 personnes avaient été évacuées de Marioupol et de ses environs vers Zaporijia, ville sous contrôle ukrainien.

La Russie se prépare pour le 9 mai

Avion de l'apocalypse. Des répétitions étaient en cours ce mercredi, à Moscou, en vue du défilé du 9-Mai, commémoration du jour de la victoire de l'Union soviétique sur le régime nazi allemand en 1945. L'événement est très attendu par le pouvoir russe qui compte montrer ce jour-là toute sa puissance à l'Occident. Au cours des répétitions, l'avion Ilyushin IL-80, plus communément appelé "l'avion anti-apocalypse", a été aperçu. Sa dernière apparition datait du 9 mai… 2010. Le retour de cet avion, capable de résister à une explosion nucléaire selon Moscou, n’a rien d’anodin. 

Nouvelles sanctions

Embargo. La Commission européenne a proposé mercredi un embargo progressif de l'UE sur le pétrole et les produits pétroliers russes, dans le cadre d'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou. Le projet prévoit, selon des responsables européens, une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et dépendants des livraisons par l'oléoduc "Droujba", qui pourront continuer leurs achats à la Russie en 2023. Budapest a cependant rejeté la proposition de la Commission "dans sa forme actuelle", jugeant qu'une telle mesure "détruirait complètement sa sécurité énergétique". Un rejet immédiatement fustigé par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba pour lequel les États de l'UE qui refusent l'embargo sur le pétrole se rendent "complices" des "crimes" commis par les Russes en Ukraine. 

Banques. Pour ce sixième train de sanctions, l'Union européenne a en outre proposé d'exclure trois banques russes 

supplémentaires (dont Sberbank, le plus gros établissement russe) du système financier international Swift. La Commission européenne préconise par ailleurs de sanctionner le chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, qui a multiplié les sermons soutenant l'intervention militaire en Ukraine. 


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