Ukraine : la guerre du froid

Combats à Donetsk, soutiens occidentaux, violences sexuelles... Le point sur la situation en Ukraine

Julien Vattaire avec AFP
Publié le 29 novembre 2022 à 6h35
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Source : Le JT

Les combats se poursuivent sur le front à Donetsk.
L'Ukraine s’attend à de nouvelles attaques russes cette semaine.
Les faits marquants des dernières 24 heures.

Ce lundi, les responsables ukrainiens ont dit s'attendre à une nouvelle vague de bombardements russes cette semaine. Il est craint de possibles conséquences semblables à celles de la semaine dernière, lorsque les salves ayant visé des infrastructures critiques avaient provoqué des coupures massives d'eau et d'électricité, notamment dans la capitale Kiev.

Vers de nouvelles attaques russes ?  Lundi, les responsables ukrainiens ont indiqué s'attendre à une nouvelle vague de bombardements russes cette semaine. La porte-parole du commandement Sud de l'armée ukrainienne, Natalia Goumeniouk, a notamment souligné la présence d'un navire russe porteur de missiles en mer Noire. "C'est un porte-missiles de surface qui embarque huit missiles de type Kalibr. Cela indique que des préparatifs sont en cours", a-t-elle indiqué à la télévision ukrainienne.

Sur le front. Volodymyr Zelensky a signalé une situation "très difficile" sur le front, notamment dans la région de Donetsk, dans l'Est, où se concentrent les combats depuis le retrait des forces russes de la ville de Kherson, dans le Sud. Selon le bilan quotidien de la présidence ukrainienne, quatre civils ont été tués et 11 blessés ces dernières 24 heures dans le pays. 

Violences sexuelles. La Première dame d'Ukraine Olena Zelenska a affirmé lors d'une conférence à Londres que "violences et crimes sexuels" faisaient partie de "l'arsenal" russe pour "humilier les Ukrainiens", et a demandé "une réponse internationale" sur le sujet. Selon elle, le bureau du procureur enquête sur plus de 100 cas de crimes sexuels présumés par des soldats russes. Mais ce chiffre ne représenterait qu'une "petite fraction" du nombre de ces agressions dans le conflit en Ukraine. 

La menace d’utilisation d’armes chimiques scrutée de près

Armes chimiques. L'invasion de l'Ukraine par la Russie a accru la menace d'utilisation d'armes de destruction massive, y compris les munitions chimiques selon le chef de l'organisme mondial de surveillance des armes toxiques (OIAC). "Cela a exacerbé les tensions existantes à un point où l'unité de la communauté internationale sur les défis mondiaux communs liés à la sécurité et à la paix internationales ne peut être présumée", a ajouté Fernando Arias depuis La Haye. Il a également rappelé à la Russie et à l'Ukraine qu'elles faisaient partie des 193 pays qui se sont "solennellement et volontairement engagés à ne jamais, en aucune circonstance, développer, produire, acquérir, stocker, transférer ou utiliser des armes chimiques".

Électricité. Selon l'opérateur national Ukrenergo, l'Ukraine fait encore face à un déficit d'électricité concernant 27% des foyers et des coupures d'urgence sont toujours en vigueur sur tout le territoire après les frappes russes de la semaine dernière. La région de Kiev est à 40% privée de courant, a précisé son gouverneur, Oleksiï Kouleba.

Centrale de Zaporijia. L'administration installée par la Russie dans la ville occupée d'Enerhodar, où se trouve la centrale nucléaire de Zaporijia, a réfuté les propos tenus par Petro Kotin, directeur d'Energoatom. Celui-ci, lors d'un entretien à la télévision ukrainienne dimanche soir, a expliqué que les Russes seraient sur le point de se retirer de la centrale. "Les médias diffusent activement des fausses informations selon lesquelles la Russie aurait l'intention de se retirer d'Enerhodar et de quitter la [centrale nucléaire]. Cette information n'est pas vraie", a-t-il été déclaré par l'administration russe sur Telegram, ce lundi matin.

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Soutien à l'Ukraine. Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a reçu en visite de soutien, lundi à Kiev, les ministres des Affaires étrangères des pays baltes et nordiques, dont la Suède et la Finlande, qui ambitionnent de rejoindre l'Otan. "Nous avons discuté du durcissement des sanctions (envers Moscou), de la reconstruction des infrastructures énergétiques et du soutien financier" à l'Ukraine, a-t-il indiqué sur Twitter.

Soutien kazakh à la Russie. Vladimir Poutine et son homologue kazakh Kassym-Jomart Tokaïev ont affiché leur unité en louant leurs liens historiques, après des désaccords sur le conflit en Ukraine. "Pour le Kazakhstan, la Russie a toujours été et reste le principal partenaire stratégique", a déclaré Jomart Tokaïev lors d'une rencontre avec le président russe au Kremlin.

Traité New Start. La réunion prévue entre Russes et Américains pour discuter de la possible reprise de leurs inspections dans le cadre du traité New Start, un accord clé de désarmement nucléaire, a été reportée sine die, a annoncé la diplomatie russe. Elle était initialement prévue du 29 novembre au 6 décembre. "Nous n'avons pas reçu de véritable réponse des Russes expliquant pourquoi ils l'ont reportée", a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Norvège / Russie. L’ambassadeur norvégien à Moscou a été convoqué lundi au ministère russe des Affaires étrangères en signe de protestation après l’arrestation de plusieurs Russes en Norvège, accusés d’avoir fait voler des drones. Robert Kvile s’est vu signifier le caractère "inacceptable" de ces arrestations, que Moscou a dénoncé comme "politiquement motivées" et n’ayant "rien à voir avec les principes d’une justice équitable et impartiale", a précisé le ministère russe dans un communiqué. Moscou a appelé les autorités norvégiennes à "mettre fin à ces actions russophobes et à la persécution des citoyens russes sur la base de leur nationalité".


Julien Vattaire avec AFP

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