D'intenses combats ont eu lieu dans l'est de l'Ukraine afin de prendre le contrôle de Vougledar.
Le président français Emmanuel Macron a affirmé vouloir continuer à parler avec la Russie malgré la guerre.
Retour sur les faits marquants de ces 24 dernières heures.

Une intensification du conflit dans l'est de l'Ukraine. Afin d'obtenir le contrôle de la ville de Vougledar au sud-ouest de Donetsk, des combats acharnés ont eu lieu ce vendredi sur le territoire ukrainien. Les forces russes intensifient leurs attaques depuis plusieurs jours dans le but de s'emparer de zones clés en Ukraine orientale. Les deux parties ont revendiqué la victoire, mais la ville reste contestée selon Kiev.

"Bientôt, Vougledar pourrait devenir un nouveau succès très important pour nous", a déclaré vendredi Denis Pushilin, chef de la région de Donetsk nommé par Moscou. Du côté ukrainien, le porte-parole de l'armée pour la zone est, Serguiï Tcherevaty, a confirmé "des combats féroces", tout en assurant que les Russes avaient été repoussés.

Emmanuel Macron veut continuer de "parler à la Russie"

Un dialogue maintenu. Le président français Emmanuel Macron a assuré ce vendredi qu'il continuerait à "parler à la Russie", malgré les critiques que cela suscite. "Tous nos pays ont une position à tenir, celle du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale (...) quelles que soient les amitiés, les alliances que l'on peut nourrir", a-t-il dit lors d'une réception à l'Élysée à l'occasion du Nouvel An du calendrier lunaire.

"D'aucuns en d'autres temps ont pu me reprocher de parler à la Russie et je continuerai à parler à la Russie", a ajouté Emmanuel Macron. Il est l'un des rares chefs d'État occidentaux à avoir gardé le contact avec le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Discours de Volodymyr Zelensky. À l'occasion de la journée internationale des victimes du génocide perpétré par les nazis contre les Juifs, le président ukrainien a souligné que "l'indifférence et la haine" continuaient de tuer, faisant allusion sans le nommer à l'assaut que la Russie a déclenché le 24 février 2022.

Des chars polonais supplémentaires. Le président ukrainien Zelensky a salué la décision annoncée par la Pologne de livrer à son pays 60 chars supplémentaires. La moitié seront une version modernisée du T-72 soviétique, après les quatorze Leopard 2 de fabrication allemande déjà promis. Parallèlement, le gouvernement belge s'est engagé à octroyer à l'Ukraine de nouveaux financements pour la fourniture de missiles, de mitrailleuses, de munitions et de véhicules blindés.

Menace sur les chars occidentaux. Le vice-président de la Douma, la chambre basse du parlement russe, a affirmé sur LCI que : "Les chars allemands, polonais ou français seront brûlés sur le territoire ukrainien par l'armée russe". "Qu'est-ce que ça change ? Ça prolonge la guerre, ça apporte plus de morts", a-t-il lancé. Il a ajouté que pour lui :"De toute façon, la Russie va gagner la guerre. Avec ou sans les chars allemands, les Ukrainiens vont perdre. Pour moi, c'est un clair signe de la participation de l'Europe dans cette guerre. Là, on fournit des chars et la prochaine demande de Kiev, ce sont les avions et après les missiles".

Non pour les avions de chasse allemands. Selon le quotidien allemand, Süddeutsche Zeitung, le ministre allemand de la Défense exclut l'envoi d'avions de chasse par l'Allemagne en Ukraine. "C'est hors de question", aurait-il dit. 


L. DUMONT

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