Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : comment les sanctions internationales exposent la vie très privée de Vladimir Poutine

Annick Berger
Publié le 5 mai 2022 à 22h32
JT Perso

Source : JT 20h WE

Les sanctions occidentales prises en représailles à l’invasion de l’Ukraine par la Russie visent le président russe ainsi que son cercle rapproché.
Certaines mesures ont jeté une lumière inhabituelle sur la vie privée du dirigeant russe.
Une intimité jalousement protégée depuis des années.

Si son caractère, sa santé ou son leadership sont scrutés à la loupe par les experts du monde entier, on ne sait que peu de choses sur sa vie privée. Le dirigeant russe, Vladimir Poutine, a toujours protégé son intimité, les médias d’État le montrant habituellement travaillant ou voyageant seul, trop occupé à servir le pays pour jouir de loisirs privés.

Mais depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février dernier, les choses sont en train de changer. En représailles à l’invasion menée par Moscou, les pays occidentaux ont pris plusieurs salves de sanctions contre le chef du Kremlin. Des sanctions qui le visent directement, mais qui ciblent également ses proches, jetant une lumière inhabituelle sur son cercle intime. 

La question Alina Kabaeva

Les sanctions prises par les États-Unis et le Royaume-Unis ont ainsi mis sur le devant de la scène ses deux filles, identifiées par le Trésor américain comme étant Katerina Tikhonova et Maria Vorontsova. Des femmes issues de son premier mariage avec Luydimla et dont on savait peu de choses avant qu’elles ne soient visées par Washington et Londres, leur identité et vie privée ayant toujours été fortement protégées par Vladimir Poutine. Ce dernier n’y fait en effet jamais référence. Seule entorse à cette règle, en 2012, lorsqu’il avait affirmé : "Mes enfants vont bien (…) Tout va bien dans leur vie privée et leurs carrières professionnelles. Je suis fier d’eux".

Les sanctions occidentales ont mis en lumière une autre femme : Alina Kabaeva, ancienne gymnaste réputée proche du maître du Kremlin et que certains considèrent comme sa maîtresse. Bruxelles a d’ailleurs proposé, jeudi, de sanctionner la sportive pour son rôle dans la "propagande" du Kremlin et ses liens "étroits" avec le président Vladimir Poutine. 

On sait peu de choses sur sa relation avec la jeune femme. En 2008, alors qu’un petit tabloïd avait assuré qu’elle pourrait épouser le dirigeant russe, ce dernier avait invité les journalistes à garder "leur nez plein de morve" à l’écart de sa vie privée. Selon le Service européen pour l’action extérieure, Alina Kabaeva est "la présidente du conseil d'administration du groupe National Media Group (NMG), une holding qui détient d'importantes parts dans presque tous les principaux médias russes fédéraux qui reproduisent la propagande du gouvernement russe". Selon le Wall Street Journal, elle serait également une bénéficiaire de la fortune de Vladimir Poutine.

Svetlana Krivonogikh, l'autre maîtresse ?

Alina Kabaeva n’est pas la seule russe à qui l’on prête une liaison avec Vladimir Poutine. Selon les opposants, le chef du Kremlin aurait fréquenté une certaine Svetlana Krivonogikh, qui s’était vu octroyer des parts dans la banque Rossia et qui a donné naissance à une fille en 2003, que plusieurs médias d'investigation et opposants russes ont présenté comme l'enfant de Vladimir Poutine. Des informations que le Kremlin a toujours refusé de commenter et ni Svetlana Krivonogikh, ni sa fille ne sont, pour le moment, visées par les sanctions.

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Identifier et saisir les biens financiers des proches de Vladimir Poutine est un enjeu important pour les États-Unis et leurs alliés européens afin de priver le dirigeant de la majeure partie de ses ressources et ainsi le priver de fonds importants pour mener sa guerre contre Kiev.


Annick Berger

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