Le patron des paramilitaires russes de Wagner a fustigé la "bureaucratie militaire" qui freine selon lui l'offensive à Bakhmout.
La Conférence de Munich sur la sécurité, qui débute vendredi, sera largement consacrée au conflit ukrainien.
Retrouvez les faits marquants de ces 24 dernières heures dans le conflit en Ukraine.

Le coup de gueule de Wagner. Le patron des paramilitaires russes a jugé que Bakhmout ne tomberait pas avant "mars ou avril", s'en prenant à la "bureaucratie militaire" qui freine selon lui l'offensive. "Je pense que c'est mars ou avril. Pour prendre Bakhmout, il faut couper toutes les routes d'approvisionnement" ukrainiennes, a dit Evguéni Prigojine, fondateur du groupe Wagner, dans une vidéo publiée sur internet.

"Je pense qu'on aurait pris Bakhmout s'il n'y avait pas cette monstrueuse bureaucratie militaire et si on ne nous mettait pas des bâtons dans les roues tous les jours", a poursuivi Evguéni Prigojine dans une autre vidéo, étalant sur la place publique ses différends avec la hiérarchie militaire.

Nouvelles sanctions. Les États-Unis et leurs alliés préparent l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie pour le premier anniversaire de l'offensive, a déclaré jeudi à des journalistes Victoria Nuland, secrétaire d'État adjointe aux affaires politiques.

"Vous allez voir autour du 24 un nouveau gros paquet de sanctions des États-Unis et de tous nos alliés partenaires du G7", a-t-elle indiqué. "Ces sanctions vont approfondir et élargir dans certaines catégories les mesures que nous avons déjà prises, tout particulièrement pour limiter le flux de technologies vers l'industrie de la défense russe".

Un accord "possible" pour livrer des avions de combat à Kiev

Des avions pour Kiev ? Le dossier ukrainien figure également au menu de la Conférence de Munich sur la sécurité qui rassemble vendredi plus de 150 représentants gouvernementaux, dont le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron, et à laquelle la Russie n'a pas été invitée cette année. L'influent sénateur démocrate Sheldon Whitehouse, dans un entretien avec l'AFP, a estimé "possible" qu'un accord soit trouvé à Munich sur la livraison d'avions de combat à Kiev.

Israël s'implique dans le conflit. Le chef de la diplomatie israélienne Eli Cohen a pour sa part effectué jeudi la première visite d'un ministre de l'État hébreu en Ukraine depuis le début de l'offensive russe. "Israël est résolument solidaire des Ukrainiens et reste attaché à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a déclaré M. Cohen. 

"Israël s'oppose fermement au meurtre de civils innocents", a-t-il encore martelé, après s'être rendu dans la ville martyre de Boutcha, symbole des atrocités dont est accusée la Russie, et au mémorial de Babi Yar, symbole de l'extermination des juifs d'Ukraine par les nazis. Il a ensuite rouvert officiellement l'ambassade israélienne à Kiev, un geste diplomatique fort alors que, jusqu'ici, Israël avait pris soin de rester neutre dans ce conflit.

Washington main dans la main avec Kiev. Le Congrès américain continuera à débloquer de grosses enveloppes pour l'Ukraine, malgré l'hostilité de certains républicains, a tenu à rassurer l'influent sénateur démocrate Sheldon Whitehouse dans un entretien jeudi, avant de s'envoler pour la Conférence de Munich sur la sécurité. "Les (élus) excentriques s'attirent l'attention médiatique, mais je pense que la grande majorité, y compris des républicains à la Chambre, veulent continuer de soutenir l'Ukraine, tant qu'il n'y a pas d'inquiétudes autour de la corruption", a-t-il déclaré.

La mise en garde de Jens Stoltenberg. L'Otan doit se préparer à une longue confrontation dans sa relation avec la Russie, car Vladimir Poutine ne montre aucune volonté de paix, a averti jeudi le patron de l'Organisation. "Le président Poutine veut une Europe différente, une Europe où il peut contrôler ses voisins, où il peut décider ce que les pays peuvent faire", a déploré M. Stoltenberg. "Nous devons être prêts pour le long terme. Cela peut durer de très nombreuses années", a-t-il estimé, avant d'ajouter : "L'Otan cherchera toujours une meilleure relation. Mais avec le comportement actuel du régime (russe), il n'y a aucun moyen".


T.G.

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