Ukraine : la guerre du froid

Enquête sur le crash d'hélicoptère, Zelensky s'impatiente... Le point sur la situation en Ukraine

par Y.R. avec AFP
Publié le 19 janvier 2023 à 9h03
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Source : JT 20h Semaine

Le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky a été tué, mercredi 18 janvier, près de Kiev dans un crash d'hélicoptère, qui a fait au moins 14 morts.
Dans le même temps, Volodymyr Zelensky, en visioconférence à Davos, a réclamé "de la vitesse" dans les décisions pour aider l'Ukraine.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Le ministre ukrainien de l'Intérieur tué dans un crash d'hélicoptère. Un hélicoptère s'est écrasé, mercredi 18 janvier, près d'une école maternelle, à Brovary, près de Kiev. Neuf personnes étaient à bord de l'appareil, un Super Puma EC-225 (Airbus Helicopters), dont le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky et son adjoint. Ils se rendaient sur la ligne de front en pleine guerre avec la Russie. Selon un dernier bilan attribué au Service d'État pour les situations d'urgence (SES), revu à la baisse, au moins 14 personnes sont mortes, dont un enfant, et 25 blessés sont hospitalisés, dont 11 enfants.

Vive émotion en Occident. Les responsables ukrainiens, comme le Premier ministre Denys Chmygal sur Telegram, ont qualifié de "grande perte" la mort de Denys Monastyrsky dans ce qui s'apparente à un accident d'hélicoptère. "Grand ami de l'UE", cet ancien avocat, âgé de 42 ans, avait rallié le parti de Volodymyr Zelensky, qui a exprimé sa "douleur indicible". À Paris, Emmanuel Macron, "attristé par cette mort tragique", a présenté les condoléances de la France. À Washington, le président Joe Biden et son épouse Jill "pleurent avec tous ceux qui sont endeuillés par cette tragédie déchirante", a réagi la Maison Blanche.

Volodymyr Zelensky diligente une enquête criminelle sur le crash. Kiev démarrait, jeudi 19 janvier, des investigations criminelles ordonnées par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, après le crash de l'hélicoptère à l'intérieur duquel se trouvait son ministre de l'Intérieur. "Le Service de sécurité d'Ukraine a ouvert une enquête criminelle sur ce terrible événement", a-t-il annoncé, mercredi en soirée, lors de son point quotidien. "J'ai chargé le chef du Service de sécurité de l'Ukraine, en coopération avec tous les autres organes autorisés, de clarifier toutes les circonstances de la catastrophe", a-t-il encore précisé. Berlin a proposé son "soutien" à cette enquête, par la voix de la ministre allemande de l'Intérieur Nancy Faeser. 

Kiev met la pression sur ses "alliés"

Vladimir Poutine n'a "aucun doute" quant à la victoire. Près de onze mois après le déclenchement de son offensive en Ukraine, et malgré plusieurs revers militaires importants, le "maître du Kremlin" se veut optimiste. Une victoire "est garantie, je n'en ai aucun doute", a assuré le président russe, au cours d'un déplacement dans une usine d'armement, à Saint-Pétersbourg.  Il a répété que, selon lui, la Russie affrontait un "régime néonazi" en Ukraine et a affirmé qu'elle allait continuer d'"aider" les habitants de l'Est séparatiste ukrainien. "Nous ne pouvons pas ne pas les protéger", a-t-il insisté. "La victoire sera à nous".

Moscou compare l'Occident à Hitler. "Tout comme Napoléon a mobilisé presque toute l'Europe contre l'Empire russe, comme Hitler a mobilisé et conquis la plupart des pays européens pour les lancer contre l'Union soviétique, aujourd'hui les États-Unis ont monté une coalition" contre la Russie, a lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, à l'occasion de sa conférence de presse de début d'année. Leur tâche est "la même : la 'solution finale' à la question russe. Tout comme Hitler voulait résoudre la question juive, désormais, les dirigeants occidentaux (...) disent sans ambiguïté que la Russie doit subir une défaite stratégique."

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Volodymyr Zelensky réclame "de la vitesse" pour aider l'Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a lancé un "appel à de la vitesse" dans la prise de décision pour l'aide à l'Ukraine, l'Allemagne hésitant par exemple à autoriser la livraison à son pays de chars Leopard. "La tyrannie avance plus vite que les démocraties", a-t-il déploré au cours d'une intervention en visioconférence au Forum économique mondial à Davos, en Suisse. "La mobilisation du monde doit aller plus vite que la prochaine mobilisation militaire de notre ennemi commun", a-t-il insisté, rappelant aussi les fois dans le passé où le monde avait été "hésitant" à réagir à des actions "sans hésitation" de Moscou, comme par exemple lors de l'occupation de la Crimée.

L'Otan va armer "plus lourdement" Kiev. Les pays membres de l'Otan va renforcer sa coopération militaire avec l'Ukraine pour l'aider à tenir tête aux offensives de la Russie. "Nous nous réunirons (vendredi) à Ramstein (Allemagne) au sein du groupe de contact pour l'Ukraine dirigé par les États-Unis et le principal message sera un soutien accru avec des armes plus lourdes et plus modernes", a fait savoir le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg depuis le sommet de Davos.

Pas de chars Abrams à Kiev dans l'immédiat. Washington n'est pas prêt à fournir à l'Ukraine ses chars lourds les plus avancés, les Abrams, justifiant ce refus par des questions de maintenance et de formation. "Je ne pense pas que nous en soyons là", a déclaré Colin Kahl, le numéro trois du Pentagone, au cours d'un point de presse. Kiev réclame des chars modernes pour repousser l'invasion russe, mais ceux-ci n'ont envoyé que des chars légers et des blindés de transports de troupes. Le Royaume-Uni a été le premier pays à promettre des chars lourds, des Challenger 2, la semaine passée.

Livraison de chars à l'Ukraine : un tournant dans la guerre ?Source : JT 20h WE

Un déserteur russe abattu. "Dmitri Perov, recherché pour avoir volontairement quitté une unité militaire sans autorisation, a été retrouvé et éliminé", a annoncé le gouvernement de la région de Lipetsk, en Russie, dans un communiqué posté sur Telegram. L'antenne locale du média d'État VGTRK a indiqué que ce soldat, âgé de 31 ans, avait déserté la "zone de l'opération militaire spéciale en Ukraine" et qu'il était recherché à la fois dans les régions de Voronej et de Lipetsk. L'homme, qui aurait été armé d'un pistolet-mitrailleur, de grenades, cherchait à se rendre dans son village d'origine dans la région de Lipetsk. Ces derniers mois, plusieurs cas de désertion de militaires russes combattant en Ukraine ont été signalés.

Un mémorial improvisé qui déplaît à la Russie. La police de Moscou a interpellé quatre personnes aux abords près d'un mémorial improvisé pour les victimes du bombardement d'un immeuble à Dnipro, qui a fait au moins 45 morts. "Des policiers ont arrêté deux personnes qui déposaient des fleurs, les deux autres se trouvaient juste à proximité", a indiqué l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des répressions politiques en Russie, citant un témoin de la scène. Selon l'ONG, les forces de l'ordre ont été averties par des militants du groupe nationaliste SERB, qui perturbe régulièrement des rassemblements d'opposition.

La Croix-Rouge en mission à Moscou. Mirjana Spoljaric, la nouvelle présidente du CICR, se rend jeudi et vendredi en Russie pour rencontrer des représentants du gouvernement russe. Les besoins humanitaires urgents et les prisonniers de guerre seront "au cœur" de sa visite, qui fait suite à sa mission effectuée en Ukraine en décembre, a fait savoir l'organisation. 

Sberbank va ouvrir des bureaux en Crimée. La première banque russe a annoncé l'ouverture cette année de bureaux en Crimée, malgré les sanctions américaines et européennes visant cette péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014. "Au cours de l'année 2023, des bureaux de la banque seront ouverts, les premiers d'entre eux dans les plus grandes villes commenceront à fonctionner au cours du premier semestre", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Depuis juillet 2022, certains actifs de Sberbank sont gelés dans l'UE pour son rôle présumé de soutien financier à l'intervention militaire russe.


Y.R. avec AFP

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