Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron à Kiev

Emmanuel Macron à Kiev : Jean-Pierre Raffarin salue une "image historique"

Idèr Nabili
Publié le 16 juin 2022 à 9h55
JT Perso

Source : L'Invité Politique

Le président de la République Emmanuel Macron est en Ukraine depuis ce jeudi matin.
Accompagné du chancelier allemand Olaf Scholz et du chef du gouvernement italien Mario Draghi, il doit y rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Près de quatre mois après le début de la guerre, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin salue une "démonstration de force".

Il était particulièrement attendu. Depuis plusieurs semaines, les dirigeants ukrainiens pressent Emmanuel Macron de se rendre à Kiev en tant que président du Conseil de l'Union européenne, dont la France est en charge jusqu'au 30 juin. Ce jeudi matin, après un voyage tenu secret, le président de la République est arrivé en Ukraine, aux côtés du chancelier allemand Olaf Scholz et du chef du gouvernement italien, Mario Draghi.

Invité de LCI ce jeudi, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin salue une "image historique", une "démarche collective dans une période de guerre". "Le président de l'Union qu'est Emmanuel Macron a su rassembler le noyau dur de l'Europe, avec l'Allemagne et l'Italie", note-t-il (voir vidéo en tête de cet article). "C'est une démonstration d'unité et de force. Nous pouvons être fiers d'avoir un président qui n'y est pas allé seul, mais dans une dynamique unitaire de l'Union européenne."

"Un voyage de stratégie pour la paix"

Cette visite avait été longtemps gardée secrète, avant qu'une image des trois dirigeants dans le train vers Kiev ne soit dévoilée. "C'est un voyage à haut risque", justifie Jean-Pierre Raffarin. "Les Russes doivent l'observer de près. Ils veulent couper les relations entre l'Ukraine et l'Europe."

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En France, l'opposition soupçonne Emmanuel Macron de profiter de cette visite en Ukraine pour se mettre dans son costume de chef de guerre à trois jours du second tour des élections législatives. "Ce voyage n'a fondamentalement rien d'électoral", défend Jean-Pierre Raffarin. "C'est une affaire montée avec des contraintes énormes, il fallait le faire avant le 30 juin." Selon lui, il s'agit plutôt d'un voyage "de stratégie pour la paix".


Idèr Nabili

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