Ukraine : une guerre qui dure

Fin du G7, élargissement de l'Otan, Moscou appelle Kiev à capituler... Le point sur la situation en Ukraine

Julien Vattaire (avec AFP)
Publié le 29 juin 2022 à 6h19
JT Perso

Source : TF1 Info

À la fin du G7, mardi, les États membres, dont la France, ont confirmé leur soutien dans la durée à l'Ukraine.
La Turquie a donné son feu vert à l'adhésion à l'Otan de la Suède et de la Finlande.
Les faits marquants de ces 24 dernières heures.

Au 125ᵉ jour de l'invasion russe en Ukraine, la situation ukrainienne reste au cœur des échanges diplomatiques qui se succèdent. Ce mardi 28 juin, le G7 a pris fin tandis qu'un sommet de l'Otan a débuté dans la foulée, à Madrid. Lors d'une conférence de presse en sortie du G7, Emmanuel Macron a annoncé que le soutien des différents pays membres du G7 à l'Ukraine continuerait "aussi longtemps que nécessaire". "La Russie ne peut et ne doit gagner", a-t-il ajouté. De son côté, la Russie n'est pas décidée à arrêter la guerre, et compte bien mener son offensive à bout, c'est-à-dire lorsque les autorités et l'armée ukrainienne auront capitulé, a expliqué le porte-parole de Vladimir Poutine. 

Le G7 en Allemagne est terminé

Macron s'est exprimé. À l'issue du G7 qui s'est achevé mardi en Allemagne, le président français a pris la parole. "La Russie ne peut ni ne doit gagner et donc notre soutien à l'Ukraine et nos sanctions contre la Russie se maintiendront aussi longtemps que nécessaire", a insisté Emmanuel Macron, en appelant les pays de l'Otan à envoyer un "message d'unité et de force".

Sanctions. Le but global est d'"augmenter" les coûts de la guerre pour la Russie, a résumé le chancelier allemand, Olaf Scholz, à l'issue du G7. Durant ce sommet, les Occidentaux ont promis de resserrer l'étau sur Moscou en visant l'industrie de défense russe et en plafonnant au niveau mondial le prix du pétrole russe. Selon le Trésor américain, Washington a commencé mardi à mettre en œuvre ces sanctions, et notamment une interdiction des importations d'or venant de Russie.

La Suède et la Finlande se rapprochent de l'Otan

Sommet de l'Otan. Un sommet de l'Alliance a débuté mardi soir à Madrid. Une première annonce a été faite. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a d'ores et déjà assuré que la Turquie avait levé son veto à la candidature de la Suède et de la Finlande. Par le passé, Ankara accusait les deux pays nordiques d'abriter des militants de l'organisation kurde PKK, qu'elle considère comme "terroriste". Finalement, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué avoir obtenu la "pleine coopération" des deux pays, après d'intenses tractations. 

Brutalité. L'Ukraine fait face à une "brutalité" inédite en Europe "depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg. "Nous allons convenir d'un programme d'assistance complet à l'Ukraine pour l'aider à faire respecter son droit à la légitime défense. Il est extrêmement important que nous soyons prêts à continuer à apporter notre soutien" à Kiev, a-t-il annoncé.

Objectifs américains. Selon un conseiller du président américain Joe Biden, la rencontre de l'Otan est l'occasion pour Washington de faire "des annonces spécifiques" sur "de nouveaux engagements militaires", décisif pour l'avenir de l'Alliance. "À la fin de ce sommet, il y aura un dispositif plus robuste, plus efficace, plus crédible (...) pour tenir compte d'une menace russe plus aigüe et plus grave", a expliqué Jake Sullivan, principal conseiller diplomatique et militaire de Joe Biden.

Livraisons. Le maire de Kiev, présent à Madrid pour le sommet de l'Otan, a appelé les pays de l'Alliance atlantique à "accélérer" les livraisons d'armes à l'Ukraine, jugeant ce soutien nécessaire pour le "retour" de la "paix" en Europe. "Nous attendons" du sommet de l'Otan qu'il permette "d'accélérer" les livraisons d'armes à l'armée ukrainienne, a déclaré Vitali Klitschko, interrogé par des journalistes sur ses attentes vis-à-vis de ce sommet. "Nous avons besoin de systèmes anti-roquettes. Nous voyons que chaque jour les roquettes russes détruisent nos villes, tuent des civils, détruisent les infrastructures", a poursuivi l'ancien boxeur, aux côtés de son frère jumeau, Volodymyr Klitschko.

La Russie appelle Kiev à la capitulation

Offensive russe. Le Kremlin a annoncé que son offensive en Ukraine se terminerait quand les autorités et l'armée ukrainienne auront capitulé. "Il faut ordonner aux soldats ukrainiens de déposer les armes et il faut mettre en œuvre toutes les conditions fixées par la Russie. Alors tout sera fini en une journée", a déclaré à la presse le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

Centre commercial bombardé. Un centre commercial bondé à Krementchouk, à 330 kilomètres au sud-est de Kiev, a été pris pour cible par les Russes lundi. Le bilan fait état d'au moins 18 morts et une quarantaine de disparus, selon les autorités ukrainiennes. Cet acte est "l'un des actes terroristes les plus éhontés de l'histoire européenne", a dénoncé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en demandant que la Russie soit désignée comme "État parrain du terrorisme" après cette frappe sur "une ville paisible". De son côté, Emmanuel Macron a refusé d'utiliser le terme de "terrorisme". "Nous sanctionnons la Russie, mais nous n'avons pas besoin de qualificatif pour établir ces sanctions. C'est à la justice à le faire", a indiqué le président français à l'issue du G7. 

La Russie nie. L'armée russe, qui rejette depuis le début du conflit toutes les accusations de frappes visant des civils, a affirmé avoir frappé un entrepôt d'armes situé dans une usine d'engins de chantier voisine, dont l'incendie se serait propagé au centre commercial, selon elle désaffecté.

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Demande de Zelensky. Le président ukrainien a suggéré mardi au Conseil de sécurité de l'Onu d'envoyer une commission d'enquête pour prouver que ce centre commercial avait été détruit par un missile russe. 

Minute de silence. Volodymyr Zelensky a fait observer une minute de silence debout au Conseil de sécurité de l'Onu pour "tous les Ukrainiens tués dans la guerre". Il a aussi une nouvelle fois réclamé que la Russie soit expulsée de son siège permanent au Conseil de sécurité et qu'un tribunal soit créé pour juger les "actes terroristes quotidiens" de Moscou. À noter que le représentant la Russie en début de séance, l'ambassadeur russe adjoint, Dmitry Polyanskiy, s'est aussi mis debout pour observer la minute de silence, selon la chaîne de télévision de l'Onu.


Julien Vattaire (avec AFP)

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