Ukraine : neuf mois de guerre

Frappes meurtrières à Zaporijia, nouvelles sanctions contre la Russie… Le point sur la situation en Ukraine

M.C avec AFP
Publié le 7 octobre 2022 à 6h30
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

La ville ukrainienne de Zaporijia a été visée par plusieurs tirs de roquettes dans la nuit du jeudi 6 octobre.
L'ambassadeur français a été convoqué par Moscou en raison des livraisons d'armes à l'Ukraine.
Les faits de ces 24 dernières heures.

Au 224ᵉ jour de la guerre, les forces ukrainiennes poursuivent leur avancée dans l'est du pays de Volodymyr Zelensky. Dans la nuit du jeudi 6 octobre 2022, plusieurs tirs de roquettes ont été lancés sur la ville de Zaporijia, faisant état d'au moins trois morts et plusieurs blessés. On fait le point sur les nouveaux éléments liés à l'invasion de la Russie en Ukraine. 

L'Ukraine toujours ciblée

Nouvelles frappes sur Zaporijia. Ce jeudi 6 octobre, dans la nuit, plusieurs tirs de roquettes ont été frappés sur la ville de Zaporijia, située dans le sud-est de l'Ukraine. Après plusieurs heures d'investigations, le gouverneur de la région accuse la Russie d'être à l'origine de ces tirs. Ces frappes ont éventré un pan entier d'un grand immeuble d'habitation, et des secouristes ont été jusqu'à fouiller les décombres à la main, à la recherche d'éventuelles victimes, ont constaté des journalistes de l'AFP. Selon le dernier bilan des autorités locales, au moins trois personnes ont été tuées et sept autres ont été blessées à la suite de bombardements sur la ville de Zaporijia.

L'Ukraine regagne du terrain. Ce jour, Kiev a indiqué avoir repris en moins d'une semaine plus de 400 km² de territoires occupés par la Russie dans le sud du pays. En effet, depuis quelques jours, les troupes russes subissent une contre-offensive de la part de l'armée ukrainienne. "Les forces armées de l'Ukraine ont libéré plus de 400 km² de la région de Kherson depuis le début du mois d'octobre", a indiqué la porte-parole du commandement militaire dans le sud, Natalia Goumeniouk.

Demande d'armes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé des armes aux 44 dirigeants européens dans un seul but : empêcher les "chars russes d'aller à Varsovie ou Prague". "Cette guerre doit être gagnée maintenant, pour que la flotte russe ne puisse pas bloquer les autres ports de la mer Noire, de la Méditerranée ou de toute autre mer. Pour que les chars russes n'avancent pas sur Varsovie ou sur Prague", a-t-il déclaré. "Il faut punir l'agresseur", a-t-il demandé lors d'un sommet à Prague, en République Tchèque.  

Moscou dans toutes les discussions

Sanctions validées contre Moscou. Ce jeudi 6 octobre, l'Union européenne a officiellement adopté un huitième train de sanctions contre la Russie, selon la Commission européenne. Parmi elles, on note "7 milliards d'euros de nouvelles interdictions d'importation afin de réduire les revenus de la Russie, ainsi que des restrictions à l'exportation, qui priveront encore davantage le complexe militaro-industriel du Kremlin de composants et de technologies clés, et l'économie russe des services et du savoir-faire européens", peut-on lire. 

Ces sanctions privent également "l'armée russe, et ses fournisseurs, de certains biens et équipements supplémentaires qui lui sont nécessaires pour mener sa guerre sur le territoire ukrainien". Enfin, elles jettent "les bases du cadre juridique requis pour mettre en œuvre le plafonnement des prix du pétrole envisagé par le G7". Quelques noms de personnalités russes, impliquées dans la guerre ou travaillant dans le secteur de la Défense, ont été ajoutés à la liste noire de l'UE.

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Déplacement en Russie. Rafael Grossi, le directeur général de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), a déclaré qu'il se rendrait "très prochainement" à Moscou pour discuter de la sécurité nucléaire et de la situation à la centrale nucléaire de Zaporijia. "Mon travail consiste à prévenir un accident nucléaire, et c'est ce que je fais", a-t-il confirmé. 

Une France impliquée

L'ambassadeur français convoqué. La Russie a convoqué, jeudi 6 octobre, l'ambassadeur français, Pierre Lévy, au ministère des Affaires étrangères à Moscou pour protester contre les livraisons d'armes à l'Ukraine. "La partie russe a souligné les dangers qu'entraînent l'augmentation des livraisons d'armes et de matériel au régime de Kiev, ainsi que l'intensification des programmes d'entraînement pour la formation de militaires ukrainiens", a détaillé la diplomatie russe dans un communiqué. 

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Macron face à Erdogan. Le président français a insisté auprès de son confrère turc, Recep Tayyip Erdogan, sur la nécessité d'imposer des sanctions contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine. "Il a souligné l’importance des régimes de sanctions européens pour mettre fin à l'escalade russe et a appelé à lutter contre toute stratégie de contournement", a précisé l'Élysée dans un communiqué, à l'issue d'un échange entre les deux chefs d'État. 


M.C avec AFP

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