DOCUMENT LCI - "J'ai peur, il faut s'entraîner" : aux côtés des jeunes recrues de l'armée ukrainienne

par V. F | Reportage : Charline Hurel, Camille Souhaut, Anton Bondarenko
Publié le 9 février 2024 à 18h22, mis à jour le 21 février 2024 à 16h22

Source : TF1 Info

La contre-offensive ukrainienne de 2023 s'est brisée sur des lignes de défense russes presque impénétrables.
Désormais confronté à des assauts russes, Kiev tente donc de bâtir ses propres défenses sur tout le front.
Et cela passe par une formation intensive de jeunes recrues.

Apprendre vite et maîtriser la tactique de l'assaut en quelques semaines, voilà le défi qui attend les jeunes recrues ukrainiennes. Âgés de 20 à 45 ans, ces futurs soldats ont choisi de rentrer dans une brigade d'élite et de devancer la mobilisation à venir. À l'image d'Oleksiy, qui s'est engagé il y a quatre jours. Il connait à peine ses nouveaux frères d'armes, mais déjà, ils ne doivent plus faire qu'un. Car dans quelques mois, le face-à-face sera avec les Russes. 

"La discipline, la coordination et la tactique"

LCI a pu suivre une de leurs séances d'entrainement, comme on peut le voir dans la vidéo en tête de cet article. Les exercices s'enchainent et le formateur de ces nouvelles recrues, le commandant Vychnia, n'est jamais loin. Anciennement au cœur de la bataille de Marioupol, il est pour ces hommes un héros national. "On leur apprend la discipline, la coordination et la tactique", affirme-t-il. Sans oublier l'esprit du collectif. 

C'est ce pourquoi Maria a sauté le pas. Cette jeune femme s'est engagée il y a deux semaines, prête à partir au front, à la seule condition d'intégrer cette troisième brigade d'assaut. "L'entrainement est très bon, ils traitent bien leurs soldats. J'ai pris cette décision en connaissance de cause. Je comprends que je peux être blessé ou mourir, mais cette lutte est plus importante que mes peurs", admet-elle. 

Pour Oleksiy, c'est la menace d'une guerre d'usure et d'une nouvelle vague de mobilisation qui l'a convaincu de prendre les armes. "Vous comprenez bien que la décision d'aller à la guerre, ça ne vient pas spontanément. J'ai peur, c'est pour ça qu'il faut s'entraîner. Tu as peur, mais tu sais quoi faire", lâche-t-il. Ces nouvelles recrues se sont engagées volontairement pour avoir le choix de leur brigade. Une situation de plus en plus fréquente ces derniers mois en Ukraine. 


V. F | Reportage : Charline Hurel, Camille Souhaut, Anton Bondarenko

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