Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique s'est rendu mercredi à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia.
Dans le sud du pays, à Melitopol, les forces ukrainiennes ont bombardé des installations russes.
Retour sur les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Un compromis a minima face à un risque militaire croissant. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique s'est rendu mercredi à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia en quête d'une solution acceptable pour Kiev et Moscou afin de sécuriser le site.

Rafael Grossi, qui a passé quelques heures sur place avant de retourner dans les territoires sous contrôle ukrainien, veut travailler sur des "principes" à même de minimiser le risque de "catastrophe" nucléaire. "J'essaie de préparer et de proposer des mesures réalistes qui seront approuvées par toutes les parties", a-t-il dit aux journalistes pendant cette visite. "L'idée est de s'entendre sur certains principes, certains engagements, dont ne pas attaquer la centrale", a ensuite déclaré Rafael Grossi à l'AFP, priant une fois encore Moscou de ne pas y entreposer des équipements militaires.

L"'incroyable" consommation de munitions

Melitopol sous les bombes. Les autorités russes ont fait état de frappes à Melitopol au chef-lieu de cette région occupée. Selon elles, un dépôt de locomotives a été touché mais il n'y a pas eu de victimes. Ces frappes auraient été effectuées à l'aide de Himars, un système lance-roquettes mobile américain de haute précision, cette ville étant située à plus de 65 kilomètres du front.

L'importance stratégique des munitions. Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a prévenu mercredi : "L'incroyable niveau de consommation de munitions" est une "grande leçon" du conflit en Ukraine, qui reste une "guerre régionale limitée". "S'il y avait une guerre dans la péninsule coréenne, ou une guerre de puissances entre les États-Unis et la Russie, cette consommation serait extraordinaire", a-t-il ajouté. "Nous avons encore du travail pour s'assurer que nos (...) stocks sont prêts" afin de faire face à toutes les situations, a affirmé Mark Milley.

"Papa, tu es mon héros"

Le message poignant d'une fille à son père emprisonné. Une collégienne russe âgée de 13 ans a adressé une lettre de soutien à son père condamné à de la prison et en fuite pour avoir critiqué l'offensive en Ukraine. Emblématique de la répression contre ceux qui s'opposent à ce conflit, le cas d'Alexeï Moskaliov, 54 ans, séparé de sa fille Maria, 13 ans, suscite une vive émotion en Russie. "Je t'aime beaucoup, tu n'es coupable de rien, je serai toujours de ton côté", écrit la jeune fille, qui a été placée dans un foyer et interdite de tout contact téléphonique avec son père.

Le soutien de Charles III à l'Ukraine. Le Royaume-Uni et l'Allemagne se tiennent "côte à côte pour protéger et faire progresser (leurs) valeurs démocratiques partagées", a estimé le souverain dans un discours à Berlin lors de sa première visite en tant que roi. Ce combat "est incarné par le fait que nous sommes ensemble aux côtés de l'Ukraine pour la défense de la liberté et de la souveraineté face à une agression non provoquée", a ajouté le monarque britannique. "L'Allemagne et le Royaume-Uni sont aujourd'hui, également sur le plan militaire, les deux plus grands soutiens de l'Ukraine en Europe", lui a fait écho le chef d'État allemand, évoquant une invasion russe qui a ravivé lui "les souvenirs des pires moments" de l'histoire de l'Europe.

Aides militaires allemandes. La commission budgétaire du Bundestag a donné mercredi son feu vert à de nouvelles aides militaires en faveur de l'Ukraine, à hauteur de 8 milliards d'euros pour les années à venir. Les fonds débloqués d'ici 2032 atteignent désormais 12 milliards d'euros au total, à la fois en aides directes à Kiev et en faveur de l'armée allemande, victime de sous-investissements avant l'offensive russe et délestée d'une partie de ses stocks au profit de l'Ukraine.


T.G.

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